jeudi 12 décembre 2019

Le stockage souterrain : un débouché pour l'hydrogène

Le 3 décembre, Storengy a organisé à Étrez (Ain) une journée d’échanges et de co-construction autour de l’hydrogène avec des collectivités locales, industriels, institutionnels et start-up des régions Auvergne Rhône-Alpes, Bourgogne Franche-Comté et Sud. Cet évènement s’est déroulé en présence de Michel Delpon, Député de la Dordogne et Président du groupe Hydrogène à l’Assemblée Nationale.

Plus d’une centaine d’industriels, d’élus, de représentants d’associations se sont réunis pour partager leurs expériences, évoquer des coopérations sur des projets communs à réaliser dans les mois à venir et ainsi permettre le développement d’un écosystème territorial hydrogène complet (production / stockage / transport / usages). L'intérêt est que ce développement pourra s’appuyer sur des infrastructures existantes, telles que les sites de stockage salins, une véritable richesse géologique au service des territoires. Selon Storengy, leur base industrielle permettra d’accélérer la construction des premiers hubs énergétiques.

Il est à noter que la région Bourgogne Franche-Comté est impliquée dans le projet HYCAUNAIS, en partenariat avec la SEM «Yonne Energie». Ce projet vise à développer une filière française de production de biométhane de synthèse. À cette fin, un démonstrateur développé par le SDEY et ses nombreux partenaires sera implanté à Duchy. Bénéficiant de cofinancement de l’ADEME et du Conseil régional de Bourgogne Franche-Comté, ce projet représente un engagement net d’1,7 millions d’euros pour le SDEY.

La filiale d'ENGIE souhaite accompagner les acteurs des territoires sur l’ensemble de la chaîne de valeur, de façon à favoriser l’émergence de projets concrets et ainsi contribuer au développement de cette filière. Cécile Prévieu, Directrice Générale de Storengy, souligne « l’hydrogène suscite un fort intérêt énergétique, tant par ses possibilités d’usages que de stockage : la molécule issue de l’électricité renouvelable peut en effet être convertie en chaleur, en électricité ou encore en force motrice. Le potentiel de développement est donc très large. C’est une réponse concrète pour une transition zéro carbone dont nous devons tous être les acteurs. »

lundi 9 décembre 2019

Un générateur à hydrogène pour les pompiers

Le groupe électrogène à hydrogène Boxhy de H2SYS a trouvé sa place à bord d'un camion de pompiers.

Ce produit a été installé à l’occasion du lancement du nouveau véhicule Innovative Drive Line de l’entreprise Magirus. C'est un camion hybride (à propulsion électrique et au gaz naturel) qui dispose donc d'un générateur électrique à pile à combustible pour alimenter l’ensemble des équipements électriques utilisés lors d’une intervention.

On peut voir ici la vidéo.

Sollicitée en 2016 par la société Alpina Technologie GmbH – spécialisée dans la distribution de matériel innovant pour les sapeurs pompiers et les forces de secours en Allemagne - la start-up de Belfort a relevé le pari.

Après 2 ans de recherche, d’intégration mécanique et de développement autour d'une norme spécifique aux groupes électrogènes pour la lutte contre l’incendie (DIN 14685), H2SYS a lancé en 2019 le générateur Boxhy. Décliné dans une version spécifique pour le marché des sapeurs pompiers, ce systèmer intègre une pile à combustible 3.5 kW et répond à la problématique du bruit et des gaz polluants lors des interventions.

Le générateur démarre instantanément grâce aux batteries intégrées, qui servent également à gérer les appels de puissance. Elles sont pilotées par un programme qui supervise également le fonctionnement de la pile à hydrogène, en calculant en permanence la meilleure façon de délivrer l’énergie demandée, tout en réduisant la consommation d’hydrogène.

Côté interfaces, les différentes prises en façade permettent de connecter plusieurs outils en simultanés tels que des pompes, les mats d’éclairage ou des appareils de communication. A noter que des poignées latérales de manutention s’avèrent très pratiques pour charger ou déplacer la machine. 

jeudi 5 décembre 2019

EDF s'investit dans l'hydrogène en région BFC

Le site Traces Ecrites rapporte les projets de développement dans l'hydrogène d'EDF sur le territoire. L'énergéticien s’inscrit pleinement dans la politique du conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté qui souhaite "un usage massif de l’hydrogène d’ici 2030" et a adopté tout récemment un plan d'investissement de 90 millions d’€ pour soutenir la filière.

Le groupe souhaite produire de l’hydrogène décarboné à partir de l’électrolyse (grâce à son partenaire McPhy). De plus, EDF s'est doté d'une nouvelle filiale, Hynamics, qui a pour vocation de développer cette forme d'énergie.

Ce partenaire est d'ailleurs impliqué dans deux projets de stations de production et de distribution d'hydrogène. C'est le cas notamment À Auxerre (Yonne), en partenariat avec la communauté d’agglomération de l’Auxerrois. L'objectif est de faire rouler, le 1er janvier 2021, cinq bus sur la principale ligne urbaine, de la gare à la zone commerciale des Clairions, en passant par le centre-ville. Les bus (appel d’offres en cours) seront équipés d'une pile à combustible permettant de parcourir 300 kilomètres par jour.

Pour EDF, "l’hydrogène est aussi une réponse au problème de stockage de l’électricité".

lundi 2 décembre 2019

De la recherche à l'application : la région BFC à fond sur l'hydrogène

Dans un article, l'Yonne Républicaine revient sur le plan visant à investir 90 millions d'euros sur la période 2020/2030 pour développer la filière hydrogène.

Le journal rappelle d'abord que la Franche-Comté travaille depuis déjà 20 ans sur le sujet. On y a immatriculé par exemple en 2011, la première voiture française roulant à l’hydrogène : la "F-­City H2". Aujourd’hui, pas moins de 180 chercheurs travaillent pour la fédération de recherche FC­-Lab, dont le socle universitaire est basé à Belfort. "Environ 60 % de la production scientifique de la recherche académique française dans le domaine de l’intégration des piles à combustible" en est issue.

L'Yonne Républicaine s'intéresse ensuite aux applications concrètes dans le département.

D'abord, à Auxerre, une station hydrogène doit permettre d’alimenter, dès 2021, cinq bus du réseau urbain (dans le cadre du projet AUX'R H2) ainsi que des flottes de véhicules (utilitaires ou voitures). Puis un train hydrogène doit s’élancer, vers 2022, sur une petite ligne non-électrifiée. Par ailleurs, à Saint­-Florentin, un autre projet (HYCAUNAIS) produire du méthane de synthèse (CH4). C’est le principe de la "méthanation" : faire réagir le gaz carbonique (le CO2 fatal dégagé par le centre d’enfouissement du coin) et l'hydrogène, lui-même issu de la production éolienne locale.

vendredi 29 novembre 2019

L'hydrogène s'invite à la fête des lumières à Lyon

La start-up de Belfort H2SYS va participer à la Fête des Lumières de Lyon, qui se déroulera du 5 au 8 décembre. Elle va en effet proposer un groupe électrogène à hydrogène afin d'alimenter en courant électrique l'une des oeuvres exposées à l'occasion de l'édition 2019.

La fête permet de mettre en lumière les sites patrimoniaux, les paysages et les quartiers de la ville. Chaque soir, dès 19 h (jeudi et dimanche) ou 20 h (vendredi et samedi), le centre de Lyon est redessiné et réinterprété par la lumière et l'imagination de concepteurs venus du monde entier à travers 65 scénographies qui utilisent la lumière aussi bien que la vidéo, le laser, les leds ou les créations sonores et les arts vivants.

Cette année, l’accent est mis sur la nature et à l'écologie.

lundi 25 novembre 2019

FCLAB/FEMTO-ST et H2SYS accompagnent le projet RECIF

Lancé par l'ANR (Agence Nationale de la Recherche), le projet RECIF*, démarré en novembre 2018, vise au développement d’un micro-réseau électrique et thermique intelligent, en zones intertropicales.

Il fait notamment appel à l'hydrogène, qui permet de stocker le courant électrique généré par de l’énergie solaire et destiné aux secteurs du bâtiment et de l’industrie, en particulier.

Un autre procédé thermochimique est également testé dans le cadre de RECIF. Il est basé sur des réactions chimiques solide/gaz renversables, afin de stocker de l'énergie sous la forme d'un potentiel pour une production différée directe de froid.

Le projet inclut la réalisation d’un pilote démonstrateur à échelle représentative, destiné à évaluer la faisabilité et les performances de ce système complexe sur site, en Polynésie française. Ce terrain expérimental est particulièrement intéressant puisqu’il affiche des besoins importants en froid (hôtellerie, administrations, industrie...). 

Le projet ANR RECIF entre aujourd’hui dans une nouvelle phase, avec la livraison d’un container à Belfort, dans lequel l’implantation des différents éléments techniques a d’ores et déjà commencé.

*Ce projet, soutenu par le pôle de compétitivité Véhicule du Futur et financièrement par l’ANR, réunit trois équipes de recherche d'expertises complémentaires (GEPASUD de l’Université de Polynésie française, FCLAB/FEMTO-ST de l’Université Bourgogne Franche-Comté, PROMES du CNRS à Perpignan) et une start-up spécialisée dans le domaine de l’hydrogène-énergie (H2SYS à Belfort). A noter que MAHYTEC figure parmi les partenaires : la PME a livré le container avec la production, le stockage et la distribution d'hydrogène.

vendredi 22 novembre 2019

La plateforme ISTHY va s'installer en Nord Franche Comté

La filière H2 se met en place en région Bourgogne France Comté. Après la plateforme FC Lab de l’Université de technologie de Belfort Montbéliard (UTBM), qui totalise 70 % des publications scientifiques sur la pile à combustible, c’est un autre pôle majeur qui va faire son apparition. Il vient d'ailleurs en complément.

Le territoire de Belfort va en effet accueillir en 2021 l’institut national du stockage hydrogène (ISTHY). Cet institut sera implanté dans un bâtiment de 2000 m2 sur l’Aéroparc de Fontaine. Le chantier va débuter l'été prochain, nous apprend France Bleu. L’ISTHY ambitionne d’être LE centre français de référence en matière d’essai et de certification des réservoirs à hydrogène. De tels réservoirs sont destinés à trouver leur place dans des voitures, mais aussi des camions, des locomotives et même des bateaux.

Il y a une cohérence de territoire, quand on sait que l'équipementier Faurecia va intégrer son centre mondial de recherche sur les réservoirs à hydrogène sur son site de Bavans (Doubs). Moins de 50 km séparent les deux sites. 

"L’enjeu de ce centre est de garantir à la fois la sécurité et l’efficacité de ces réservoirs", explique Michel Romand, directeur développement et Innovation chez Rougeot Energie. Cette filiale du groupe de BTP éponyme pilote le projet. Et il souligne que c'est "Un équipement unique en France. Il en existe moins d’une dizaine dans le monde", selon cet expert. Une vingtaine de personnes devrait travailler sur cette plateforme.

L'ISTHY a aussi pour vocation à analyser les capteurs de pression et les actionneurs dans le cadre de la boucle hydrogène. Il pourra aussi faire des mesures et essais de composants de réservoirs stationnaires, ainsi que de système de stockage basse pression à base d'hydrures. En revanche, il ne fera pas de certifications pour le stockage liquide.