mercredi 9 mars 2022

L'heure du reveal approche pour la moto de course à hydrogène H2K

On vous a déjà parlé de ce projet, initié en 2019 et porté par H2 Motronics, le bureau d'études techniques nivernais, filiale de Texys Group. Il s'agit de développer une moto de course propulsée par hydrogène pour démontrer l'intérêt de la technologie pour les mobilités légères. 

En principe, la société prévoit de présenter son prototype au cours du printemps. Ce qui ne saurait tarder. 

La H2K est équipée d'une pile à combustible, d'un réservoir de 23 litres d'hydrogène, d'un compresseur et d'une batterie. 

Avec cette combinaison, H2 Motronics entend réduire le poids de sa moto de 30 % par rapport à une sportive totalement électrique avec un poids total annoncé à 200 kg. Mais le principal intérêt est d'obtenir une autonomie supérieure (estimée à 40 km). Selon les simulations réalisées par le bureau d'études, avec une puissance supérieure à 100 kW, le prototype permettrait ainsi de s'approcher des performances des Moto3 avec un chrono de 1'38.7 sur le circuit de Valence. La H2K pourrait boucler 11 tours de course avec une vitesse maximale évaluée à 237 km/h. 

Rappelons que H2 Motronics est membre du Club H2 Bourgogne Franche Comté. Le projet est soutenu par le pôle Véhicule du Futur.


lundi 7 mars 2022

Une nouvelle version de la plateforme Virtual FCS pour le développement de véhicules à hydrogène

Elaborée dans le cadre d'un projet financé par le FCH-JU (partenariat public-privé en Europe autour de l'hydrogène), et auquel participe l'Université de Bourgogne-Franche Comté, cette plateforme de simulation en open source pour aider à concevoir des véhicules plus propres. Elle permet d'intégrer plus facilement une chaîne de traction hydrogène (pile à combustible et composants) et des batteries lithium-ion. 

Le consortium annonce une troisième version qui apporte des améliorations. Elle contient plus de documentation sur les piles à combustible, intègre le stockage de l’hydrogène et permet de simuler l’intégration de la technologie à bord de véhicules commerciaux. L’interface a également été modifiée. 

La plateforme combine à la fois le software et le hardware. On peut l’utiliser sur des véhicules existants ou en cours de développement. Elle permet d'intégrer et de tester en temps réel une motorisation hybride (hydrogène-électrique) pour des véhicules légers, des véhicules lourds, des trains et même des bateaux.  

Cet outil est à destination des industriels, des PME et des académiques. On peut le télécharger gratuitement à partir de la plateforme de logiciels GitHub. Il est compatible avec le modèle gratuit de simulation Modelica.

*Les partenaires sont le SINTEF (Norvège, qui pilote le projet), le fabricant de piles à combustible BPSE (Danemark), l’intégrateur SEAM AS (Norvège), le fabricant de matériel ferroviaire VIVARAIL (Royaume-Uni), l’acteur du retrofit électrique pour poids-lourds BANKE (Danemark), ainsi que le fabricant de bus SOLARIS (Pologne).


vendredi 4 mars 2022

Le camion H2 du Dakar bientôt de retour chez Gaussin

On vous a parlé sur ce blog du H2 Racing truck, le camion à hydrogène engagé par Gaussin dans le cadre du Dakar. Après avoir parcouru avec succès l'Arabie Saoudite, et après une tournée dans le Golfe, il va débarquer en Europe. Son arrivée est prévue le 10 mars à Gênes, le plus grand port d'Italie.

Le camion de course à hydrogène va ensuite entamer une journée qui va l'emmener d'abord en France. Il sera à Paris du 13 au 15 mars, puis au siège de Gaussin à Héricourt (Haute-Saône) le 17 et 18 mars à l'occasion des Journées Portes Ouvertes et des Investor Days. Ce sera l'occasion de voir de près ce camion unique au monde, et qui servira aussi à développer les futurs camions H2 du groupe.

Le camion sera ensuite exposé à Toulon les 23 et 24 mars, dans le cadre du rendez-vous Meet4Hydrogen.

Puis, il transitera par la Belgique avant de gagner l'Amérique pour une tournée à travers tous les Etats-Unis, jusqu'au Canada.

jeudi 3 mars 2022

Plusieurs acteurs de la région BFC primés aux Hydrogénies

Dans le cadre des Trophées de l'hydrogène, les Hydrogénies, un jury spécialisé a décerné des prix qui seront remis le 15 mars à l'Assemblée Nationale. Parmi les lauréats, on note la présence de trois acteurs de la région Bourgogne-France-Comté.

 Prix de de la Sensibilisation, de l’Éducation et de la formation : Université de Franche-Comté (formation CMI H3E). Le CMI “Hydrogène-énergie et efficacité énergétique” (CMI H3E), est une formation d’excellence, sélective et exigeante qui se déroule sur 5 ans (de la L1 au M2), adossée à une « Licence Sciences pour l’ingénieur » et à un « Master Énergie ».

Prix de la Transition territoriale : Dijon Métropole (pour le projet DMSE). Comptant parmi les onze lauréats de l'appel à projet national « Écosystèmes et mobilité hydrogène » lancé par l'Ademe (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie), la métropole dijonnaise entame la construction d'une première station à hydrogène, dont le coût global est estimé à 7,5 M€. L'Ademe cofinancera l'installation et l'infrastructure à hauteur de 1,8 M€ et 1,6 M€ pour les véhicules. D'autres stations suivront avec un budget total évalué à 180 M€ d'ici 2028. La création de cette première unité est portée par Dijon Métropole et l'entreprise Rougeot Énergie dans le cadre d'une SAS (Société par action simplifiée), baptisée Dijon Métropole Smart Energhy (DMSE), désormais rejoints par l'énergéticien Storengy, filiale d'Engie. Le projet sera accompagné par Keolis, délégataire pour les transports publics du territoire.

Prix spécial du jury "Coup de cœur et Projet disruptif" : Symone (transport de passagers de l'autoroute à bord d'un camion à hydrogène porte-voitures). La start-up participe au concours 10 000 startups pour changer le monde organisé par La Tribune et BNP Paribas, dans la catégorie Start. Elle est sélectionnée pour la finale nationale à Paris.

La cérémonie de remise de prix des Hydrogénies 2022 sera présidée par le député Michel Delpon, qui anime un groupe d'études sur l'hydrogène à l'Assemblée

mardi 1 mars 2022

Gaussin va vendre ses camions H2 en Chine

Pionnier du transport décarboné de marchandises et de personnes, la PME de Haute-Saône annonce la création d'une filiale en Chine, dont le siège est à Shanghai. Elle sera chargée de nouer des partenariats de licence afin de déployer la gamme de véhicules électriques et à hydrogène de Gaussin sur le plus grand marché de camions du monde. 

Avec environ 1,5 million de poids lourds vendus chaque année, la Chine est un eldorado. De plus, le pays a également des objectifs environnementaux ambitieux. En effet, le 14ème plan quinquennal de la Chine comprend des objectifs de réduction de l'intensité énergétique et de l'intensité carbone d'ici 2025, tandis que l'engagement de la Chine à la COP 26 est d'atteindre la neutralité carbone avant 2060. 

Cette nouvelle entité confirme à nouveau l'ambition mondiale du groupe, qui est déjà très impliqué dans d'autres régions du monde. Gaussin vient de participer au rallye Dakar en Arabie saoudite avec le premier camion de course au monde alimenté par une pile à combustible à hydrogène. En 2021, le groupe a également remporté le Dubai World Challenge, une compétition de véhicules autonomes, en consortium avec Neolix China.

lundi 28 février 2022

McPhy à Belfort : premier projet hydrogène français financé par l'Europe ?

Le 10 février dernier, le Président Macron était venu à Belfort. A cette occasion, il avait annoncé des soutiens de l'Etat pour la filière hydrogène de la région Bourgogne Franche Comté, dont 114 millions d’euros d’aides de l’Etat pour soutenir la Giga Factory de McPhy qui s’implantera à Belfort avec la création de 400 emplois. Le chef de l'Etat avait également annoncé 246 millions pour le site Faurecia d'Etupes.

Selon l’eurodéputé Christophe Grudler (Modem/Renew Europe), ce projet "devient le premier PIIEC Hydrogène français". Cet acronyme signifie "Projet Important d’Intérêt Européen Commun". C'est un système de financement qui permet de soutenir des projets jugés essentiels pour la compétitivité de l’Europe, autorisant les Etats membres à financer des initiatives au-delà des limites habituellement fixées par la réglementation européenne et le marché unique.

La France, qui préside actuellement l'Europe, veut pousser le développement d'une filière hydrogène pour la transition énergétique européenne. Rassemblant une vingtaine de pays européens, le PIIEC hydrogène comprend plus de 120 projets dont 15 français pour, d'une part, construire des usines d'électrolyse et, d'autre part, financer la décarbonation de certaines industries.

"L’installation de McPhy à Belfort est le fruit de la volonté personnelle du Chef de l’Etat qui connait les savoir-faire et compétences des Belfortains dans le domaine de l’énergie. Cependant, rien ne pouvait se faire sans le soutien financier de l’Etat et l’accord de l’Europe", commente Christophe Grudler.

Rappelons que le projet de McPhy à Belfort avait déjà reçu 10 millions d'euros du fonds Maugis (alimenté par les pénalités de General Electric). Par ailleurs, ce succès est aussi le résultat d'un travail d'équipe des élus locaux. 

vendredi 25 février 2022

400 recrutements dans l'hydrogène d'ici 2026 en région BFC

Selon le site Le Trois, qui a pu la consulter, le conseil régional Bourgogne-Franche-Comté a fait réaliser une étude en 2021 pour identifier les besoins en compétences, en recrutement et en formation dans la filière hydrogène. Et ce sont au total 400 emplois qui sont en lice.

Selon le cabinet Emfor, qui s'appuie sur le référentiel métiers de France Hydrogène, sur l’ensemble de la période 2021-2026, les besoins de recrutements concernent pour près de la moitié les ouvriers (47 %). Les ingénieurs-cadres arrivent en seconde position (29 %) suivis par les techniciens (23 %). Les compétences principales recherchées par les entreprises : analyse du marché́, négociation, achats ; qualité́, amélioration continue ; et commerce technique.

Sur les 400 emplois attendus d'ici 2026, pas moins de 300 concernent McPhy. L’industriel doit construire une giga usine d’électrolyseurs à l’Aéroparc de Fontaine, dans le Territoire de Belfort.