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lundi 28 mars 2022

Belfort : un projet d'éco-quartier à l'hydrogène retenu par l'Etat

Dans le cadre de l’appel à manifestation d’intérêt (AMI*) "Démonstrateurs de la ville durable", le Grand Belfort a déposé un projet qui a été retenu. Il a pour nom Belfort e-Tech et sera mené en partenariat avec l’UTBM, Enedis et Tandem. 

Situé au cœur du Techn’Hom**, ce projet aura pour mission de démontrer qu’il est techniquement et écologiquement possible, à l’échelle d’un quartier, de produire et de consommer son énergie localement. Pour cela, des panneaux solaires et des arbres à vent seront installés sur les toits des bâtiments et sur les parkings du Techn’Hom. L'énergie ainsi produite sera ensuite stockée sous la forme d''hydrogène et redistribuée directement au consommateur

Ainsi, les entreprises et les services (crèche, restaurants, université) situés dans le quartier Belfort e-Tech, au Techn’Hom, seront tous alimentés par de l’énergie verte locale. Un concept qui pourra être reproduit dans d’autres territoires.

"C’est une fierté pour notre collectivité et pour Belfort qui intègre ainsi le réseau national de démonstrateurs en faveur de villes sobres, résilientes, inclusives et productives ", a réagi Damien Meslot, Président du Grand Belfort.

Comme lauréat de ce programme, Belfort e-Tech bénéficiera d’un financement maximum de 500 000 euros en phase d’étude et de crédits supplémentaires pour sa phase de réalisation.

*Lancé en 2021 par l’État, et mis en œuvre par la Banque des Territoires et l’Agence Nationale pour la Rénovation Urbaine (ANRU) dans le cadre de France 2030.

**Un parc urbain d'activités de 110 hectares, situé à Belfort, en région Bourgogne Franche-Comté. Celui-ci compte environ 7 500 salariés et 1 000 étudiants. Plus de 120 entreprises industrielles et tertiaires y sont implantées.

lundi 6 décembre 2021

Le Grand Belfort choisit Hynamics pour sa station d'hydrogène

La filiale hydrogène du groupe EDF a été retenue par le Grand Belfort pour alimenter les bus à hydrogène opérés par la RTTB (Régie des Transports du Territoire de Belfort) pour le compte du SMTC (Syndicat Mixte des Transports en Commun) sur le réseau de transport urbain Optymo. La station verra le jour en 2023. 

Dans un premier temps, elle permettra de faire le plein des sept premiers bus du réseau Optymo et de répondre à des cas d'usages industriels. Une commande de vingt bus supplémentaires est d’ores et déjà prévue par le SMTC de Belfort, ce qui portera le nombre total de bus zéro émission à 27, soit 50 % de la flotte.

"C’est grâce à l’expérience que nous avons acquise à Auxerre en construisant et en mettant en service une station similaire en un temps record que nous nous apprêtons à relever ce nouveau défi", commente Christelle Rouillé, Directrice Générale d’Hynamics. "Nous sommes extrêmement fiers d’accompagner le Grand Belfort, épicentre français de la filière hydrogène, dans la décarbonation de ses transports et de son industrie. Nous saurons mobiliser, aux côtés de nos partenaires, le SMTC et la RTTB, tout notre savoir-faire en matière d’infrastructures de production et de distribution d’hydrogène renouvelable pour faire de ce projet un succès au service des habitants et du tissu économique et industriel du Grand Belfort", conclut elle.

L'hydrogène sera produit par électrolyse de l'eau, procédé qui ne rejette que de l’eau et n’occasionne pas de nuisances sonores. Cette technologie devrait permettre au réseau de transports en commun belfortain, ainsi qu’aux industriels du territoire, de réduire leurs émissions de CO2 de près de 3 000 tonnes par an à partir de 2025.

lundi 15 juillet 2019

Belfort-Montbéliard compte sur l'hydrogène pour devenir un TIGA

Il y a quelque jours, les équipes du Nord Franche-Comté ont passé leur dernier Grand oral dans le cadre de l'appel à projet Territoire d'innovation à Paris. Elles seront fixées d'ici quelques mois.

Le Pays de Montbéliard Agglomération et le Grand Belfort avaient déjà été retenus, aux côtés de leurs partenaires institutionnels (Région) et économiques (PSA, Alstom, GE, Faurecia) ainsi que des opérateurs majeurs de la recherche et de l’innovation (UTBM, Université de Franche-Comté), dans le cadre de la manifestation d’intérêt sur le projet « Territoires d’Innovation de Grande Ambition » (TIGA) lancé par le Commissariat général à l’investissement et la Caisse des Dépôts.

Ce projet du Nord-Franche-Comté, intitulé "Transformation d’un territoire industriel. Création d’un écosystème d’innovation et développement des green technologies" avait été sélectionné dans la short list nationale de 24 candidatures dont l’objectif est de retenir, 10 projets qui bénéficieront d’un soutien du Programme Investissement d’Avenir à une hauteur totale de l’ordre de 450 millions d’Euros.

L’hydrogène est l'un des piliers sur lesquels s'appuie la candidature. Utilisé comme vecteur d’énergie au service des green technologies, c'est l’un des fers de lance des recherches menées dans le nord Franche-Comté. Ces travaux concernent le transport, notamment avec la mise au point et l’intégration de piles à combustible (PAC), et le bâtiment, avec la mise en œuvre de constructions privilégiant l’économie d’énergie.

C'est le premier ministre qui décidera en septembre quels seront les projets retenus au niveau national.

Voici la vidéo de présentation du projet TIGA pour le Nord Franche-Comté.

mardi 31 juillet 2018

Une mutation vers le high-tech avec l'hydrogène dans le nord de la Franche-Comté

Le site My Aire Urbaine Info relate une visite de la Présidente de la région Bourgogne-Franche Comté, Marie-Guite Dufay. Dans le courant du mois de juillet, elle s'est rendue dans le nord de la France-Comté, où elle a visité plusieurs sites et manifesté son soutien au projet TIGA (Territoire Innovant de Grande Ambition), qui concerne en partie l'hydrogène pour Belfort et Montbéliard.

"Pour le nord Franche-Comté, il s'agit de transformer cette terre industrielle à travers l'énergie et la mobilité", explique Mme Dufay dans une interview. "C'est la seule réponse en France qui porte sur un terrain industriel, poursuit-elle. La Région s'engage dans une convention pour le financement d'une étude pour préparer le dossier qui sera présenté devant le jury national, en janvier. Il portera sur l'énergie, l'automobile, l'hydrogène. Cela portera sur des retombées très concrètes sur les citoyens : les bus à hydrogène, les complexes autour de PSA, les fab-labs, sur la sensibilisation et la formation à des métiers qui n'existent pas encore mais qui émergent", souligne la Présidente de la région BFC.

Et de préciser : "au sein de PMA et du Grand Belfort, ce projet TIGA regroupera tous les labos sur l'énergie, l'automobile, l'hydrogène, avec des acteurs comme PSA, GE, Alstom, mais aussi des entreprises de taille plus modestes, la Vallée de l'Energie, le Pôle Véhicule du Futur".

Pour Mme Dufay, "ce sera l'amorce d'une coopération de fond entre ces deux territoires. Cela va faire décoller leur transformation, car ils sont marqués par une économie industrielle qui n'a pas encore fait sa mutation high tech. Il faut soutenir ce mouvement de transformation. Mais il faudra plusieurs mois pour que cela se concrétise ; c'est un travail de longue haleine", conclut-elle.

*Dix projets retenus en France pour une enveloppe de 35 millions d'euros