lundi 18 novembre 2019

Le patron de PSA évoque l'hydrogène dans l'Est Républicain

Dans un entretien accordé au quotidien régional, Carlos Tavares évoque les enjeux liés au CO2 et la menace que représente à ses yeux la préférence affichée par l'Europe pour la voiture électrique à batterie. Et cela lui donne l'occasion d'évoquer la pile à combustible.

"Il faut optimiser le coût des installations de rechargement de l’hydrogène, affiner l’impact carbone de sa production. Nous allons comparer en 2020 entre deux flottes d’utilitaires, à l’hydrogène et électrique. Le grand danger de s’embarquer dans le tout électrique de façon non coordonnée, c’est d’avoir des voitures électriques à vendre et des acheteurs qui n’en veulent pas car ils ne voient pas les bornes de rechargement, dont l’installation prendra deux ans", explique le patron de PSA.

"Et si entre temps, une autre technologie plus pertinente vient percuter cette stratégie latéralement ?", s'interroge M. Tavares. "Or le choix de la technologie électrique, imposée par les objectifs de 2030, n’est plus dans les mains des constructeurs. Pourquoi nos élus ont voté - 40 % d’émissions en 2030 sans avoir dans leur main ne serait-ce qu’une étude d’impact ?", regrette le PDG de PSA.

vendredi 15 novembre 2019

Quand le sénateur de Belfort Cédric Perrin parle d'hydrogène

Dans une interview accordée au site Le Trois, le sénateur (Les Républicains) du Territoire de Belfort Cédric Perrin s'exprime sur l'hydrogène, au détour de questions liées à la défense.

"Le FC LAB est un exemple dans le monde de la recherche fondamentale en matière d’hydrogène. Je participe régulièrement à des salons de l’armement et je peux vous assurer qu’il n’y a pas un endroit où je vois des projets à l’hydrogène qui n’ont pas été co-développés avec le FC-LAB", déclare le parlementaire.

Et il souligne au passage : "Nous avons cette expertise, encore faut-il lui donner vie et y agglomérer des entreprises qui viendraient travailler sur l’hydrogène. Le syndicat mixte des transports en commun (SMTC) a fait le choix de passer à des bus à hydrogène à partir de 2023. Nous allons investir près de 10 millions d’euros dans une station de fourniture d’hydrogène, à Danjoutin, car développer des véhicules à hydrogène, ça nécessite qu’on puisse faire le plein".

M. Perrin parle également de la situation à l'étranger : "Les Chinois viennent de lever 16 milliards de dollars pour de la recherche sur l’hydrogène. Les Américains ont fait une levée de fonds privés de 31 milliards de dollars. Nous, quand Nicolas Hulot est parti (du ministère de l’Environnement, en août 2018, NDLR), nous avons mis en place le plan hydrogène. C’était 100 millions d’euros par an en 2018. L’agence de développement et de maîtrise de l’énergie (Ademe) devait faire la distribution. En janvier 2019, elle a annoncé que le fonds passait à 100 millions d’euros sur cinq ans. Et au mois de juin, il a été décidé que ce serait 5 millions. Je veux juste faire la comparaisons entre ce que font nos concurrents et ce que nous faisons. Selon l’Afhypac, l’association française de l’hydrogène, nous avons besoin de 10 milliards d’euros pour déployer l’hydrogène sur le territoire".

Enfin, le sénateur parle de voiture électrique. Outre le fait qu'il ne croit pas (comme Carlos Tavares, le PDG de PSA), que tout le monde roulera avec cette énergie en 2030, il se montre réservé quant au projet de giga-usine de batteries sur le territoire. "Il ne faut pas non plus être naïf, car pour faire fonctionner une voiture à l’hydrogène, il faut une batterie. On ne va donc pas pouvoir se soustraire à la batterie. J’estime que demain, tous les gros volumes (camions, bus, bateaux) et les véhicules faisant de grands distances devront fonctionner à l’hydrogène. En revanche, en ville, en milieu urbain, où nous faisons peu de kilomètres, [une voiture électrique s’y prête]. Il faut un mix et il faut la possibilité d’avoir des véhicules divers et variés", conclut Cédric Perrin.

mercredi 13 novembre 2019

Projet Giantleap : une remorque à hydrogène pour alimenter des bus

Dans le cadre d'un projet européen, soutenu par le FCH-JU, le FC LAB de l'Université Technique de Belfort-Montbéliard a participé à un mode de recharge pour le moins original. Le projet Giantleap (pas de géant en anglais) porte sur l'utilisation d'une pile à combustible pour alimenter en courant des bus électriques.

L'idée est d'ajouter une remorque au bus et d'en faire un point de charge mobile. La pile et ses réservoirs d'hydrogène (4 cylindres contenant 30 kg) fournissent en fait le courant nécessaire pour redonner de l'autonomie à des autobus électriques.

L'Université de Franche-Comté est le seul partenaire français de ce projet, qui associe également le constructeur néerlandais VDL, les allemands de Bosch et Elringklinger, le croate FESB et le norvégien SINTEF.


Officiellement terminé depuis le 31 octobre, au bout de trois ans et demi*, le projet a débouché sur un démonstrateur. La remorque à hydrogène est visible au siège de VDL à Valkenswaard, aux Pays-Bas. Un système de nouvelle génération a même été élaboré depuis et va servir pour du transport de longue distance entre Rotterdam et Zeeland dans le cadre du projet européen 3-Emotion.

*Le projet a duré 6 mois de plus pour tester le système sur route en conditions réelles et pas seulement en laboratoire.

mardi 12 novembre 2019

Une conférence sur l'hydrogène à Mulhouse

Dans le cadre du Salon Be 4.0, dédié à l'industrie du futur et qui se déroulera au Parc Expo de Mulhouse, une conférence gratuite sera proposée sur l'hydrogène.

Elle aura lieu le 19 novembre, de 15h30 à 16h15.

Proposée par le pôle Véhicule du Futur, elle portera sur le projet Dinamhyse qui vise à développer la filière hydrogène en Grand Est. Après une présentation du projet, les interventions porteront sur les enjeux de l'hydrogène, son marché et les solutions industrielles : le secteur industriel (consommateur d'hydrogène, les engins de levage et flottes de véhicules), les échéances sur l'arrivée des applications et les freins technologiques.

Pour s'inscrire et participer à la conférence, c'est ici.

*Le projet DINAMHySE, lancé début 2019, a pour ambition d'impulser et d'accélérer le développement d'une filière industrielle hydrogène en région Grand Est, sur toute la chaîne de valeur, de la production aux usages (mobilités, bâtiments, stockage d'EnR...) et de mettre en œuvre l'hydrogène dans le cadre de la transition énergétique. Il est co-financé dans le cadre de l'appel à projets "Be Est Filières d'Avenir" du Grand Plan d'Investissement.

jeudi 7 novembre 2019

Fusion PSA-FCA : elle ne doit pas se faire au détriment de l'hydrogène

Marie-Guite Dufay, présidente de la Région Bourgogne-Franche-Comté, accueille très favorablement les négociations entre PSA et FCA qui pourraient donner naissance au quatrième constructeur automobile mondial.

"C’est une fierté pour toute la région, terre de l’aventure automobile et berceau du site historique de la marque au lion", a-t-elle déclaré. Et d'ajouter : "Cette fusion, si elle va à son terme, est une réelle opportunité pour l’industrie régionale à l’heure où ce secteur aborde une révolution environnementale et technologique. Le nouveau groupe atteindrait ainsi la taille critique pour assurer les lourds investissements nécessaires pour développer la mobilité durable et l’électrification des motorisations".

Toutefois, Mme Dufay se préoccupe de l'emploi et... du destin de Faurecia. L'équipementier est très implanté dans le Nord Franche-Comté. "La revente par PSA de 46,3 % du capital de l’équipementier ne doit pas être une variable d’ajustement comptable susceptible de remettre en question le développement de la filière hydrogène", estime la Présidente de région. Il faut préciser que Faurecia a annoncé l'implantation d'un centre de recherche mondial sur les réservoirs à hydrogène à Bavans, dans le Doubs.

C’est pourquoi elle compte prochainement interroger la direction générale du groupe PSA, sur les enjeux et les impacts de cette fusion pour la région, à l’occasion de la remise du dossier de candidature pour l’accueil de l’usine de batterie électrique.

mardi 5 novembre 2019

Déjà 6 mois d'existence pour le club Hydrogène Grand Est

Sur le site du pôle Véhicule du Futur, on apprend que le Club Hydrogène Grand Est a bien réussi son lancement. Le coup d'envoi a été donné le 22 mars dernier lors d'un événement à l'Université de Lorraine à Metz.

Ce club est l’un des outils du consortium DINAMHySE pour développer la filière hydrogène dans la Région. A ce jour, la structure compte 25 membres.

Pour se faire connaître, le club a participé à plusieurs manifestations régionales. Il a participé notamment en mai à un atelier au Forum franco-allemand sur la mobilité à Strasbourg et avait un stand aux Journées Hydrogène dans les territoires à Marseille.

Ce mois-ci, il assurera l'animation d'une conférence au Salon BE 4.0 à Mulhouse, qui a lieu les 19 et 20 novembre.

lundi 4 novembre 2019

Mahytec lauréat d'un appel à projets solutions durables pour l'Afrique

Dans la perspective du sommet Afrique France 2020, qui aura lieu à Bordeaux du 4 au 6 juin, la DG Trésor à Bercy a lancé un appel à candidatures sur le thème de la ville durable.

Les entreprises françaises étaient invitées à proposer des projets dans les domaines de l'énergie, du climat, de l'eau, ou encore de la mobilité... Autant de sujets pour valoriser la capacité d’innovation de ces sociétés dans leur domaine, en partenariat avec leurs partenaires locaux africains.

21 lauréats ont été retenus, dont la PME Mahytec à Dole. La société est spécialisée dans le stockage de l'hydrogène. C'est une des pépites de la région Bourgogne-Franche-Comté. Elle a été choisie pour sa solution de système autonome en énergie permettant d'alimenter une salle de dialyse à Conakry, en Guinée.

Les projets seront financés grâce au Fonds d’études et d’aide au secteur privé (FASEP), avec 5 millions d'euros de subventions.