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vendredi 19 février 2021

Faurecia va fournir des réservoirs à hydrogène pour Renault

C'est une bonne nouvelle pour l'équipementier et le territoire. Renault vient en effet d'annoncer qu'à partir de fin 2021, Faurecia lui fournira des systèmes de stockage à hydrogène pour une première flotte de véhicules utilitaires légers. Ces systèmes seront développés et produits dans son centre d'expertise mondial de Bavans (Doubs). 

Il s'agit d'un site inauguré en octobre dernier pour un budget de 25 millions (dont 4,9 millions d’euros apportés par la région Bourgogne Franche-Comté. 

En fonction des volumes, l'augmentation de la production sera étendue à une nouvelle usine dédiée aux systèmes de stockage d'hydrogène que Faurecia projette de construire en France, à Allenjoie (également dans le Doubs).

"Ce partenariat est une illustration importante de notre vision commune concernant l'expansion de l'utilisation de l'hydrogène comme pierre angulaire de la transition énergétique et de la mobilité zéro émission", commente Mathias Miedreich, vice-président exécutif de Faurecia Clean Mobility.

Ce contrat intervient alors que PSA a déjà retenu Faurecia pour ses utilitaires à hydrogène dont la sortie est prévu cette année. Précisons aussi que l'équipementier collabore avec Hyundai pour ses camions.

vendredi 11 septembre 2020

Faurecia retenu par PSA pour ses utilitaires à l'hydrogène

Dans le cadre de la conférence sur la mobilité électrique*, organisée le 10 septembre à Auxerre par l'UIMM, une annonce importante a été faite par le groupe PSA. On a appris en effet que les futurs utilitaires H2 (Peugeot Expert, Citroën Jumpy, Opel Vivaro) prévus pour l'année prochaine allaient intégrer de la technologie française : une pile à combustible de Symbio et des réservoirs de Faurecia.

C'est une bonne nouvelle pour cet équipementier, qui est associé à Michelin dans le cadre de Symbio, et qui va installer son futur centre mondial de développement de réservoirs à hydrogène à Bavans (Doubs).

Raphaël Canches, en charge des ventes des utilitaires bas carbone, a précisé que les premiers véhicules, qui n'ont pas encore été tous réservés, seront des quasi-prototypes. Par la suite, le constructeur prévoit de passer à une phase plus industrielle entre 2021 et 2023 pour baisser les coûts. Et si la demande est au rendez-vous, l'hydrogène pourrait être appliqué sur d'autres véhicules du groupe.

*Et à laquelle participaient l'AER BFC, le pôle Véhicule du Futur, Rougeot Energie et l'ISAT.

lundi 20 juillet 2020

La France va mettre plus de moyens dans l'hydrogène

Alors que l'Allemagne a décidé d'un plan à 9 milliards, et que l'Europe veut mettre en avant l'hydrogène vert, la France ne peut pas rester en retrait. Dans son interview, lors du 14 juillet, le président de la République a cité trois fois cette ressource énergétique. Utilisée dans le stockage de l’électricité comme dans la mobilité, elle serait l’une des solutions pour relancer notre économie.

Des propos qui ne peuvent que conforter les choix de la région Bourgogne-France Comté.

"L'hydrogène fera effectivement partie des sujets importants dans le cadre du plan de relance, et des annonces seront faites d'ici fin août, début septembre", confirme l'entourage d'Agnès Pannier-Runacher, la ministre déléguée à l'Industrie, si l'on en croit le journal Le Parisien. L'enveloppe de 20 milliards d'euros annoncée par le Premier ministre Jean Castex à destination de la rénovation énergétique et l'énergie propre comporterait d'ailleurs un volet hydrogène. "Il y a une vraie volonté de changer d'échelle", indique le ministère de la Transition écologique. Un appel à manifestation d'intérêt s'est terminé il y a quelques semaines et se trouve en cours d'instruction", peut-on lire dans le quotidien.

Le Parisien cite également Pierre-Etienne Franc, directeur de l'activité hydrogène monde d'Air Liquide. "L'hydrogène a été identifié comme l'une des dix filières d'innovations prioritaires dans le cadre du Pacte productif, lancé en octobre 2019", rappelle-t-il. "La France a totalement saisi les enjeux et les promesses que renferme cette technologie".

Pour le moment, les deux constructeurs français sont en retard sur des acteurs comme Toyota et Hyundai. Mais, l'hydrogène fait partie de la feuille de route de la Plateforme automobile (PFA). Le chef de l'Etat a insisté sur le fait que la France était en train de bâtir une filière hydrogène pour les véhicules. Renault et PSA visent pour le moment les flottes et les utilitaires. Renault a un Kangoo Z.E et un Master Z.E avec un prolongateur d'autonomie sous la forme d'une pile à combustible pour doubler l'autonomie. PSA a pour sa part programmé le lancement de ses Peugeot Expert, Citroën Jumpy et l'Opel Vivaro dans des versions à hydrogène pour 2021.

lundi 18 novembre 2019

Le patron de PSA évoque l'hydrogène dans l'Est Républicain

Dans un entretien accordé au quotidien régional, Carlos Tavares évoque les enjeux liés au CO2 et la menace que représente à ses yeux la préférence affichée par l'Europe pour la voiture électrique à batterie. Et cela lui donne l'occasion d'évoquer la pile à combustible.

"Il faut optimiser le coût des installations de rechargement de l’hydrogène, affiner l’impact carbone de sa production. Nous allons comparer en 2020 entre deux flottes d’utilitaires, à l’hydrogène et électrique. Le grand danger de s’embarquer dans le tout électrique de façon non coordonnée, c’est d’avoir des voitures électriques à vendre et des acheteurs qui n’en veulent pas car ils ne voient pas les bornes de rechargement, dont l’installation prendra deux ans", explique le patron de PSA.

"Et si entre temps, une autre technologie plus pertinente vient percuter cette stratégie latéralement ?", s'interroge M. Tavares. "Or le choix de la technologie électrique, imposée par les objectifs de 2030, n’est plus dans les mains des constructeurs. Pourquoi nos élus ont voté - 40 % d’émissions en 2030 sans avoir dans leur main ne serait-ce qu’une étude d’impact ?", regrette le PDG de PSA.

jeudi 7 novembre 2019

Fusion PSA-FCA : elle ne doit pas se faire au détriment de l'hydrogène

Marie-Guite Dufay, présidente de la Région Bourgogne-Franche-Comté, accueille très favorablement les négociations entre PSA et FCA qui pourraient donner naissance au quatrième constructeur automobile mondial.

"C’est une fierté pour toute la région, terre de l’aventure automobile et berceau du site historique de la marque au lion", a-t-elle déclaré. Et d'ajouter : "Cette fusion, si elle va à son terme, est une réelle opportunité pour l’industrie régionale à l’heure où ce secteur aborde une révolution environnementale et technologique. Le nouveau groupe atteindrait ainsi la taille critique pour assurer les lourds investissements nécessaires pour développer la mobilité durable et l’électrification des motorisations".

Toutefois, Mme Dufay se préoccupe de l'emploi et... du destin de Faurecia. L'équipementier est très implanté dans le Nord Franche-Comté. "La revente par PSA de 46,3 % du capital de l’équipementier ne doit pas être une variable d’ajustement comptable susceptible de remettre en question le développement de la filière hydrogène", estime la Présidente de région. Il faut préciser que Faurecia a annoncé l'implantation d'un centre de recherche mondial sur les réservoirs à hydrogène à Bavans, dans le Doubs.

C’est pourquoi elle compte prochainement interroger la direction générale du groupe PSA, sur les enjeux et les impacts de cette fusion pour la région, à l’occasion de la remise du dossier de candidature pour l’accueil de l’usine de batterie électrique.

vendredi 25 octobre 2019

Les constructeurs se déclarent sur l'hydrogène

Alors que PSA a pris date pour 2021, avec la sortie de versions à pile à combustible de trois utilitaires (Citroën Jumpy, Peugeot Expert et Opel Vivaro), c'est au tour de Renault d'officialiser son offre dans l'hydrogène.

La marque au losange, qui collabore avec Symbio (groupe Michelin) pour augmenter l'autonomie de son Kangoo Z.E depuis 2014, va proposer ce véhicule dans l'ensemble de son réseau pro. Elle en profite pour baptiser cette version Kangoo Z.E Hydrogen et pour ajouter à la gamme le Masrter Z.E. La combinaison de la pile à combustible et de la batterie porte l'autonomie à 350 km.

Dans le secteur automobile, Toyota Hyundai sont les principaux animateur de la filière. Le premier vient de révéler à Tokyo les lignes de la seconde génération de la Mirai, qui sera produite l'année prochaine (avec une autonomie augmentée de 30 %) et se mettra en valeur aux JO de Tokyo. On se souvient aussi que BMW a pris date pour 2022 avec un premier modèle sur la base du X5.

Plus récemment, Daimler vient d'annoncer qu'il comptait lancer des versions à l'hydrogène de ses camions et de ses bus, en plus des versions électriques à batterie. Le lancement est prévu à la fin de la prochaine décennie. Le groupe a profité du récent salon de Tokyo pour présenter un camion à pile à combustible sous la marque Fuso. Son autonomie est de 300 km.

vendredi 15 mars 2019

PSA confirme son intérêt pour l'hydrogène

Dans le cadre du salon de Genève, et lors d’une conférence technique, le patron de l'ingénierie et de la qualité du groupe, Gilles Le Borgne, a estimé la semaine dernière que l’hydrogène était nécessaire pour relever le défi lié à la réduction des émissions de CO2 (près de 40 % en 2030).

L'expert de PSA a rappelé que le groupe avait développé la pile GENEPAC en 2005 avec le CEA. Les travaux de recherche ont redémarré dans l'hydrogène, avec le concours des équipes d'Opel à Rüsselsheim en Allemagne.

PSA a décidé d'intégrer la technologie dans des utilitaires (domaine dans lequel il est leader en Europe). Ce ne sera pas une pile "full power", mais une pile de moyenne puissance combinée avec de la batterie afin de réduire les coûts. Sans donner de noms, le groupe a affirmé travailler avec un consortium. Il a aussi un partenaire pour la recharge en hydrogène. Les véhicules seront utilisés dans une logique du laitier, avec une tournée qui les ramène au même endroit.

PSA précise que la technologie est "significativement" plus chère que la batterie à ce stade.

mercredi 17 octobre 2018

PSA veut électrifier ses utilitaires... y compris avec de l'hydrogène

Dans un article paru récemment dans Les Echos, le groupe confie son intention d'électrifier rapidement sa gamme d'utilitaires d'ici 2025. PSA anticipe sur les interdictions de circuler en ville pour les moteurs thermiques et veut ainsi aider les professionnels à pouvoir parcourir le dernier kilomètre pour leurs livraisons.

Il est surtout question de batteries dans le quotidien économique. Néanmoins, "PSA travaille également sur des engins utilitaires hydrogène sur base K-zéro, pour "la tournée des laitiers", des entreprises qui ont des circuits de livraison et assez grosses pour s'équiper en station hydrogène", écrivent Les Echos.

Il se confirme donc que le constructeur français a bien un agenda pour la pile à combustible. Lui qui s'était déjà investi dans ce domaine il y a plus d'une dizaine d'années.