lundi 9 mai 2022

La filière H2 de la région BFC sera à Hyvolution

La 6ème édition de cet événement de référence se tiendra les 11 et 12 mai au Paris Event Center. Alors que tous les records ont été battus en 2021, ce prochain rendez-vous s'annonce tout aussi prometteur avec plus de 260 exposants et marques attendus. 

Une fois de plus, la région BFC participera à cet événement avec des entreprises, hébergées par l'AER BFC. Elle disposera d'ailleurs d'un pavillon qui sera inauguré le 11 mai au matin par Marie-Guite Dufay, la présidente de la région Bourgogne-Franche-Comté.

L'élue visitera ensuite le salon. Une prise de parole est par ailleurs prévue à 12h20 dans le cadre de la conférence "Une stratégie à la hauteur des enjeux", sur le plateau TV d'Hyvolution. Mme Dufay y participera, tout comme Philippe Boucly, président de l'Association France Hydrogène ; Hoang Bui, Coordonnateur de la stratégie nationale pour le développement de l’hydrogène décarboné ; Jean Baptiste Lucas, Directeur Général de Mc Phy.


samedi 7 mai 2022

Une station H2 attribuée à Total à Mâcon

Mâconnais Beaujolais Agglomération a choisi TotalEnergies pour sa future station hydrogène. Comme l'explique le Journal de Saône-et-Loire, en date du 09 avril, la collectivité avait candidaté à l’appel à projets de l’ADEME. Mais, l'agence l'a invité à compléter son dossier avec un partenaire privé. L'agglo a donc fait son choix parmi 10 candidats et c'est TotalEnergies qui présentait le dossier le plus intéressant. 

La collectivité Mâconnais Beaujolais Agglomération (MBA) a mis en service un bus à hydrogène. Elle espère faire rouler en 2024 une flotte de 9 bus et de 6 camions-bennes pour le ramassage des ordures ménagères. La station, d'une capacité de 1 MW, pourrait voir le jour au deuxième semestre 2023. Elle suivrait ainsi l'exemple d'autres villes de Bourgogne-Franche-Comté, comme Auxerre, qui a déjà inauguré la sienne, mais aussi Dijon et Belfort.

TotalEnergies est un pionnier de la mobilité hydrogène en Europe avec 32 stations de production et de distribution opérées en Europe, dont la première a ouvert en 2002 à Berlin en Allemagne. Le groupe est par ailleurs positionné sur d'autres projets en France comme par exemple MASSHYLIA à La Mède (Bouches-du-Rhône). Sur ce site, qui sera alimenté par des fermes solaires d’une capacité globale de plus de 100 MW, un électrolyseur de 40 MW produira 5 tonnes d’hydrogène vert par jour. Cet hydrogène sera utilisé pour la production de biocarburants.

mardi 3 mai 2022

Moteur à hydrogène : Oreca va s'appuyer sur un partenaire

 

L'hydrogène est une solution étudiée également par l'univers de la compétition automobile. C'est notamment le cas du rallye Dakar, qui prépare l'arrivée de cette énergie. Disposant d'une antenne à Magny-Cours, la célèbre écurie Oreca développe pour sa part une solution de moteur à combustion utilisant comme carburant de l'hydrogène.

Elle vise la date de 2024.

Pour y parvenir, la société a décidé de faire appel à un prestataire qui a près de quatre décennies d’expérience dans le développement des solutions à l’hydrogène. C'est l'une des expertises de FE, qui travaille aussi sur d’autres formes de propulsion et pour différents modes de transport.

"C’est avec grande conviction que nous avons choisi FEV pour partenaire, afin de mieux comprendre la combustion de l’hydrogène et d’accélérer notre développement", déclare Serge Meyer, Directeur général de l’entreprise ORECA Magny-Cours. "Nous sommes particulièrement ravis de réunir nos forces et celles d’ORECA, cela nous permet non seulement de renforcer notre engagement dans la mobilité zéro CO2, mais aussi d’aiguiser notre expertise en ciblant délibérément un environnement des plus exigeants, le Rallye Dakar", commente pour sa part Nadim Andraos, Directeur général de FEV France. 

Convaincu par le potentiel de l'hydrogène en compétition, Oreca est accompagné par le Pôle de compétitivité Véhicule du Futur, qui lui a récemment accordé sa labellisation officielle. Récemment, l'écurie s'est dotée d'un banc de test pour éprouver la technologie du moteur H2.

jeudi 28 avril 2022

Alstom se lance dans le train de marchandises à hydrogène

Il y a quelques semaines, Alstom et ENGIE ont décidé de collaborer sur le thème du train à hydrogène, mais dans le domaine du fret. Alors que le groupe français multiplie les commandes en Europe (y compris en France pour les trains de voyageurs, ce partenariat vise à décarboner les locomotives pour le transport de marchandises.

Alstom fournira des piles à combustible de forte puissance pouvant alimenter des locomotives électriques dans des secteurs non électrifiés. Pour sa part, ENGIE fournira l’hydrogène renouvelable pour cette solution via le déploiement d’une chaîne logistique innovante. Le marché cible est celui des grands pays de fret ferroviaire européens, avec une solution alternative au Diesel pour les lignes secondaires et les embranchements non électrifiés. 

Le développement de cette solution sera principalement confié à des sites français, tels celui de Belfort, mais aussi ceux de Tarbes et Aix-en-Provence. Alstom fait partie des 15 industriels présélectionnés par le gouvernement français pour bénéficier d'une aide publique au titre des programmes européens PIIEC de soutien aux technologies de rupture (comme l'hydrogène) et à la recherche.

mercredi 20 avril 2022

Dijon candidate à la Mission européenne "100 villes climatiquement neutres en 2030"

François Rebsamen, maire de Dijon et président de la métropole, officialise la candidature de Dijon métropole à la Mission européenne "100 villes climatiquement neutres en 2030". De quoi s'agit-il ? C'est un défi lancé par la Commission Européenne. 

Les villes couvrent environ 3 % de la terre, mais elles produisent plus de 70 % de ses émissions de gaz à effet de serre. En Europe, on estime qu’en 2050, près de 85 % des Européens vivront dans des zones urbaines. Bruxelles estime à 100 le nombre de villes qui pourraient devenir climatiquement neutres, en expérimentant des solutions.

La métropole de Dijon, qui lance le chantier de construction de la première station de production d’hydrogène vert, estime que ce vecteur d'énergie sera le moteur de la transition énergétique pour la décennie 2020-2030. A ce propos, la métropole engage un projet ambitieux de 100 M d'€ pour réduire dès 2023 les émissions CO2 des transports publics du territoire, soit l’équivalent de 24 millions de kilomètre en voiture citadine.

La première station hydrogène, située au nord de Dijon, sera mise en service en 2022. Elle aura une capacité quotidienne de production de 440 kg d’hydrogène, multipliée à terme par 2 avec la construction d’une extension. Sa production s’appuiera essentiellement sur l’unité de valorisation énergétique qui traite les déchets ménagers de 88 % de la population de la Côte-d’Or et sera complétée par de l’électricité verte produite par une ferme photovoltaïque voisine.

La seconde station, située au sud de Dijon, sera mise en service en 2023, pour alimenter en hydrogène les bus de la métropole dijonnaise, avec une capacité de 880 kg d’hydrogène par jour, capacité qui pourra être triplée. Elle sera alimentée grâce aux énergies renouvelables du territoire.

La vidéo de candidature est visible ici

vendredi 8 avril 2022

Gaussin monte en puissance sur un plan industriel

Le fabricant d'engins de logistique et de camions annonce l'accroissement de ses capacités de production avec un nouveau site à Saint Vallier, en Saône-et-Loire. 

Etalé sur 28 000 m2, ce site sera dédié à la production des véhicules ATM pour logistique et APM pour les zones portuaires afin de répondre à la hausse de la demande sur les marchés européen et américain notamment. 

L'intérêt de cet emplacement est qu'il est immédiatement disponible avec de grands halls adaptés aux produits Gaussin, avec en prime des moyens de levages, des installations industrielles et des terrains d'essai. 

Le site pourra accueillir 8 lignes de production pouvant fabriquer 200 véhicules chacune, soit à terme une capacité de 1 600 véhicules par an. Il va dans l'immédiat permettre la production de 400 véhicules supplémentaires par an et permettre de répondre aux contrats signés avec les leaders mondiaux du e-commerce, du transport et de la logistique.

Le nouveau site vient par ailleurs renforcer l'ancrage territorial du groupe, via sa filiale Metalliance, qui a créé deux lignes d'assemblage de véhicules ATM et APM dans cette même ville (en partie dans des locaux industriels de 8 000 m2 alors en cours de réhabilitation par la Communauté Urbaine Creusot Montceau).


lundi 4 avril 2022

Une nouvelle licence pro en maintenance hydrogène à Belfort

En partenariat avec le CNAM de Bourgogne Franche-Comté, le pôle formation de l’UIMM va ouvrir, à la rentrée de septembre, à Belfort, une licence professionnelle en maintenance des systèmes à hydrogène. 

La licence professionnelle MSE Option H2 a pour ambition de former les futurs cadres intermédiaires de la filière sur 3 axes clés : une connaissance approfondie des sciences et techniques de la maintenance ; une connaissance de base du fonctionnement des systèmes hydrogène ; ainsi que les techniques de communication, management et gestion de projet.

Cette licence en alternance est accessible après un Bac +2. Elle est ouverte aux diplômés en BTS (MS, ELEC, CRSA, CIRA, ATI, CIM, CPI, TPIL, MAI) et aux titulaires d'un DUT (GEII, GTE, Mesures Physiques), ou d'une L2 en sciences et technologies. L'accès au diplôme peut également se faire par le dispositif de validation d’acquis du Cnam. 

La durée de la formation est d'une année en alternance sur 15 semaines (455 heures).