Alors que l'Allemagne a décidé d'un plan à 9 milliards, et que l'Europe veut mettre en avant l'hydrogène vert, la France ne peut pas rester en retrait. Dans son interview, lors du 14 juillet, le président de la République a cité trois fois cette ressource énergétique. Utilisée dans le stockage de l’électricité comme dans la mobilité, elle serait l’une des solutions pour relancer notre économie.
Des propos qui ne peuvent que conforter les choix de la région Bourgogne-France Comté.
"L'hydrogène fera effectivement partie des sujets importants dans le cadre du plan de relance, et des annonces seront faites d'ici fin août, début septembre", confirme l'entourage d'Agnès Pannier-Runacher, la ministre déléguée à l'Industrie, si l'on en croit le journal Le Parisien.
L'enveloppe de 20 milliards d'euros annoncée par le Premier ministre Jean Castex à destination de la rénovation énergétique et l'énergie propre comporterait d'ailleurs un volet hydrogène. "Il y a une vraie volonté de changer d'échelle", indique le ministère de la Transition écologique. Un appel à manifestation d'intérêt s'est terminé il y a quelques semaines et se trouve en cours d'instruction", peut-on lire dans le quotidien.
Le Parisien cite également Pierre-Etienne Franc, directeur de l'activité hydrogène monde d'Air Liquide. "L'hydrogène a été identifié comme l'une des dix filières d'innovations prioritaires dans le cadre du Pacte productif, lancé en octobre 2019", rappelle-t-il. "La France a totalement saisi les enjeux et les promesses que renferme cette technologie".
Pour le moment, les deux constructeurs français sont en retard sur des acteurs comme Toyota et Hyundai. Mais, l'hydrogène fait partie de la feuille de route de la Plateforme automobile (PFA). Le chef de l'Etat a insisté sur le fait que la France était en train de bâtir une filière hydrogène pour les véhicules. Renault et PSA visent pour le moment les flottes et les utilitaires. Renault a un Kangoo Z.E et un Master Z.E avec un prolongateur d'autonomie sous la forme d'une pile à combustible pour doubler l'autonomie. PSA a pour sa part programmé le lancement de ses Peugeot Expert, Citroën Jumpy et l'Opel Vivaro dans des versions à hydrogène pour 2021.
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lundi 20 juillet 2020
mardi 9 juin 2020
L'hydrogène pris en compte par la France et l'Europe
A quelques heures d'intervalle, la France et l'Europe ont réaffirmé l'importance de l'hydrogène.
Le 26 mai, le Président Emmanuel Macron a présenté un plan de relance pour l'automobile. L'ambition est de produire 1 million de véhicules hybrides rechargeables et électriques d'ici 5 ans et de devenir ainsi la première nation (en Europe) dans les véhicules propres. Cette ambition reflète les contreparties demandées aux constructeurs. Renault et PSA ont en effet pris l'engagement de localiser en France les modèles à forte valeur ajoutée, dont les véhicules électrifiés (à batterie et à hydrogène).
Mobilité Hydrogène France, le groupe dédié à la mobilité au sein de l’AFHYPAC, salue la place faite à l’hydrogène dans le Plan de relance automobile. Le plan n'est "que la partie émergée des travaux en cours avec les autorités, pour que le potentiel de l’hydrogène dans la transition énergétique des transports et dans la constitution d’une chaîne de valeur stratégique européenne soit pleinement exploité", commente-t-il. Pour sa part, Marie-Guite Dufay, présidente de la Région Bourgogne-Franche-Comté se félicite d’un "plan de relance qui concilie compétitivité, transition écologique et souveraineté industrielle pour la filière automobile".
De plus, les bonus pour les véhicules électriques (dont ceux à hydrogène) ont été portés à 7 000 € pour les particuliers et à 5 000 € pour les entreprises. Par ailleurs, une aide de 5 000 € sera accordée pour l'achat d'un véhicule électrique dans le cadre de la prime de conversion (qui sera accessible aux trois quarts des français). Elle s'additionne avec les bonus et s'applique pour les 200 000 premiers véhicules.
le 27 mai, la Présidente de la Commission Européenne, Ursula von der Leyen, a présenté son plan de relance, baptisé Next Generation EU. Il met l'accent sur la transition énergétique avec son "Pacte Vert" (Green Deal). L'un des piliers de cette approche concerne l'hydrogène vert, autour duquel l'Europe veut bâtir une véritable économie.
Pour favoriser entre autres ce secteur, il est prévu un accroissement de la capacité d'InvestEU, le programme phare de l'Europe en matière d'investissement, à un niveau de 15,3 milliards d'euros afin de mobiliser des investissements privés. Par ailleurs, un nouveau mécanisme d'investissement stratégique sera intégré dans InvestEU afin de générer des investissements allant jusqu'à 150 milliards d'euros destinés à stimuler la résilience des secteurs stratégiques, notamment ceux liés aux transitions écologique et numérique, et des chaînes de valeur clés du marché intérieur, grâce à une contribution de 15 milliards d'euros de Next Generation EU.
Précisons que d'autres pays en Europe s'engagent en faveur de l'Europe.
En Allemagne, la coalition au pouvoir a décidé d'un plan de relance de 130 milliards d'euros, dont 7 seraient dédiés à l'hydrogène. On attend toujours la présentation du plan H2 qui a été une nouvelle fois reporté. Par ailleurs, en Bavière, une feuille de route vise l'horizon 2025 avec notamment la construction d'un réseau de 100 stations H2 alimentée par des électrolyseurs.
Et puis le Portugal a validé un plan Climat pour 2030 (PNEC 2030) et une stratégie nationale sur l'hydrogène (EN-H2). Au total, sur 10 ans, environ 7 milliards pourraient être investis dans l'hydrogène vert, dont 85 % provenant du secteur privé. En dehors du site de Sines (près de Setubal) où une usine produira de l'hydrogène vert à partir de l'énergie solaire, le gouvernement veut décarboner le transport et l'industrie (métallurgie, chimie, ciment) et mettre en place un laboratoire collaboratif de recherche.
Le 26 mai, le Président Emmanuel Macron a présenté un plan de relance pour l'automobile. L'ambition est de produire 1 million de véhicules hybrides rechargeables et électriques d'ici 5 ans et de devenir ainsi la première nation (en Europe) dans les véhicules propres. Cette ambition reflète les contreparties demandées aux constructeurs. Renault et PSA ont en effet pris l'engagement de localiser en France les modèles à forte valeur ajoutée, dont les véhicules électrifiés (à batterie et à hydrogène).
Mobilité Hydrogène France, le groupe dédié à la mobilité au sein de l’AFHYPAC, salue la place faite à l’hydrogène dans le Plan de relance automobile. Le plan n'est "que la partie émergée des travaux en cours avec les autorités, pour que le potentiel de l’hydrogène dans la transition énergétique des transports et dans la constitution d’une chaîne de valeur stratégique européenne soit pleinement exploité", commente-t-il. Pour sa part, Marie-Guite Dufay, présidente de la Région Bourgogne-Franche-Comté se félicite d’un "plan de relance qui concilie compétitivité, transition écologique et souveraineté industrielle pour la filière automobile".
De plus, les bonus pour les véhicules électriques (dont ceux à hydrogène) ont été portés à 7 000 € pour les particuliers et à 5 000 € pour les entreprises. Par ailleurs, une aide de 5 000 € sera accordée pour l'achat d'un véhicule électrique dans le cadre de la prime de conversion (qui sera accessible aux trois quarts des français). Elle s'additionne avec les bonus et s'applique pour les 200 000 premiers véhicules.
le 27 mai, la Présidente de la Commission Européenne, Ursula von der Leyen, a présenté son plan de relance, baptisé Next Generation EU. Il met l'accent sur la transition énergétique avec son "Pacte Vert" (Green Deal). L'un des piliers de cette approche concerne l'hydrogène vert, autour duquel l'Europe veut bâtir une véritable économie.
Pour favoriser entre autres ce secteur, il est prévu un accroissement de la capacité d'InvestEU, le programme phare de l'Europe en matière d'investissement, à un niveau de 15,3 milliards d'euros afin de mobiliser des investissements privés. Par ailleurs, un nouveau mécanisme d'investissement stratégique sera intégré dans InvestEU afin de générer des investissements allant jusqu'à 150 milliards d'euros destinés à stimuler la résilience des secteurs stratégiques, notamment ceux liés aux transitions écologique et numérique, et des chaînes de valeur clés du marché intérieur, grâce à une contribution de 15 milliards d'euros de Next Generation EU.
Précisons que d'autres pays en Europe s'engagent en faveur de l'Europe.
En Allemagne, la coalition au pouvoir a décidé d'un plan de relance de 130 milliards d'euros, dont 7 seraient dédiés à l'hydrogène. On attend toujours la présentation du plan H2 qui a été une nouvelle fois reporté. Par ailleurs, en Bavière, une feuille de route vise l'horizon 2025 avec notamment la construction d'un réseau de 100 stations H2 alimentée par des électrolyseurs.
Et puis le Portugal a validé un plan Climat pour 2030 (PNEC 2030) et une stratégie nationale sur l'hydrogène (EN-H2). Au total, sur 10 ans, environ 7 milliards pourraient être investis dans l'hydrogène vert, dont 85 % provenant du secteur privé. En dehors du site de Sines (près de Setubal) où une usine produira de l'hydrogène vert à partir de l'énergie solaire, le gouvernement veut décarboner le transport et l'industrie (métallurgie, chimie, ciment) et mettre en place un laboratoire collaboratif de recherche.
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