mardi 17 janvier 2023

Dijon s'engage sur l'hydrogène

Lors de ses voeux, devant 2 800 personnes au Zénih, le maire de Dijon et président de Dijon Métropole, François Rebsamen, a évoqué l'environnement. "Nous sommes reconnus comme un territoire leader en matière de transition écologique et énergétique", rapporte Dijon hebdo. Il a rappelé que la capitale de la moutarde a été retenue par l’Europe pour être l’une des "100 Villes neutres pour le climat et intelligentes".  

Il a ensuite évoqué le projet DMSE (Dijon Métropole Smart EnergHy). "Demain, nous produirons de l’hydrogène vert qui permettra d’alimenter nos bennes à ordures et nos bus. L’économie en jeu représente 1 750 tonnes de CO2 chaque année, soit l’équivalent de 24 millions de kilomètres en voiture", a souligné M. Rebsamen.

Dijon veut s'équiper de 27 bus à hydrogène qui pourront ainsi circuler à partir de 2023, sur le réseau DiviaMobilités, opérateur des transports en commun de la métropole. Laquelle prévoit aussi de convertir l’ensemble de sa flotte de bus, ainsi que ses bennes à ordures ménagères. Ces bus seront alimentés grâce à un hydrogène local produit en circuit-court. 

L'hydrogène sera distribué par deux stations à hydrogène.

lundi 16 janvier 2023

Belfort : les bus à hydrogène arrivent

Lors de la cérémonie des vœux, le 15 janvier, le maire de Belfort et Président du Grand Belfort, Damien Meslot, a évoqué l'hydrogène. 

Les habitants ont d'ailleurs pu voir pour la première fois un modèle de bus à hydrogène identique à ceux qui seront mis en service à Belfort (un bus de la marque Van Hool avec 400 km d'autonomie). 

Les sept premiers devraient arriver en avril prochain, au moment où devrait démarrer la mise en service de la station Hynamics de production d’hydrogène sur le site des Trois réseaux à Danjoutin. A terme, la flotte du réseau Optymo comptera 27 bus.

Damien Meslot a par ailleurs insisté sur l'impact du développement de la filière hydrogène. Il a avancé le chiffre de « 500 emplois » qui devraient voir le jour.

Dans ce volet énergie, il a aussi évoqué le projet Belfort e-Start qui verra le site du Techn’Hom produire autant d’électricité qu’il en consomme. « Ce projet de quartier autonome servira de modèle pour les autres villes de France », a-t-il relevé.

(Source : l'Est Républicain)

mardi 10 janvier 2023

L'hydrogène était représenté au CES de Las Vegas

En chaque début d'année, le CES (Consumer Electronics Show) de Las Vegas fait le plein d'innovations. Cet événement attire de plus en plus d'industriels du secteur automobile, au point de supplanter les salons traditionnels. Si on a plus parlé cette année de voitures électriques à batterie, l'hydrogène était également représenté. 

La thématique était portée notamment par Faurecia (groupe Forvia), qui est un habitué de ce salon. L'ex-filiale de PSA s'implique beaucoup dans les systèmes de stockage d’hydrogène. Elle a profité du CES pour présenter une structure composite de forme prismatique. Celle-ci permet d’obtenir jusqu’à 50 % de capacité de stockage supplémentaire pour une plus grande autonomie par rapport aux réservoirs cylindriques. L'équipementier met aussi en avant un design compact sous le plancher qui répond aux exigences des véhicules électriques ; une conception facilitant le recyclage et réduisant au passage l’impact environnemental ; et enfin des capteurs connectés pour la surveillance du cycle de vie et de la sécurité du réservoir.

Par ailleurs, Faurecia est le coactionnaire (avec Michelin) de Symbio, un fabricant de piles à combustible. C'est lui qui fournit notamment les utilitaires de Stellantis à hydrogène. La société, qui revendique plus de 30 ans d’expérience combinée en ingénierie des systèmes et un total de 4 millions de kilomètres d’essais sur route, était présente à Las Vegas. Elle y a présenté les évolutions de sa gamme H2 Motive avec des piles de 40 kW à 300 kW. Les améliorations portent sur la taille, le poids, la puissance, l’efficacité énergétique des piles à combustible, ainsi que leur intégration dans l’architecture des véhicules.

Alors que Tesla ambitionne d'électrifier les poids-lourds, la solution de l'hydrogène paraît plus pertinente pour préserver la charge utile, tout en offrant une grande autonomie et un temps de recharge rapide. Faurecia et Symbio sont bien placés pour ce marché, aux USA comme en Europe. 

mercredi 4 janvier 2023

Moteur H2 d'Oreca : objectif 2025

Les Echos consacrent un article au projet de moteur à hydrogène élaboré pour la compétition automobile par Oreca, sur le circuit de Magny-Cours. Rappelons qu'il s'agit d'un projet* labellisé par le Pôle Véhicule du Futur. 

Dans ce papier, on apprend que l'entreprise vise l'objectif de 2025. L'ambition est de voir ce moteur courir sur un rallye comme le Dakar. Mais, le Président d'Oreca, Hugues de Chaunac, estime qu'il pourrait aussi s'aligner au départ des 24 h du Mans d'ici 5 ans. 

Le directeur d'Oreca Magny-Cours, Serge Meyer, précise que ce moteur à 4 cylindres a été développé de A à Z. Grâce à l'injection directe d'hydrogène, qui s'enflamme plus rapidement, le moteur ne rejette pas de CO2 et réduit de 50 % les oxydes d'azote (NOx) et de 80 % les particules.

*Oreca, qui a investi 1,5 million d'euros, espère bénéficier d'une aide de 40 % de la part de la région Bourgogne Franche-Comté et de France 2030 pour les 700 000 euros qu'a nécessité le développement du moteur. 

mardi 3 janvier 2023

Projets H2 en région BFC : le rôle de la banque des Territoires

Dans un entretien au site "Toute l'Europe",  Mathieu Aufauvre, le directeur régional Bourgogne-Franche-Comté de la Banque des Territoires, explique comment cet organisme aide à financer les projets liés à l'hydrogène.

"Nous structurons une vraie filière hydrogène avec l’ambition d’œuvrer à la décarbonation du transport : 27 bus à hydrogène pourront ainsi circuler à partir de 2023, sur le réseau DiviaMobilités, opérateur des transports en commun de Dijon métropole (prêt de 5M€ à taux fixe sur 15 ans de la Banque des Territoires et subvention de 2M€ de la Commission européenne). Ce déploiement s’inscrit dans l’objectif de Dijon métropole de convertir l’ensemble de la flotte de bus de son réseau de transports en commun, ainsi que ses bennes à ordures ménagères. Ces bus seront alimentés grâce à un hydrogène local produit en circuit-court, c’est pourquoi nous nous sommes également associés à la construction de deux stations hydrogène (subvention de 6,99 millions d’euros de la Commission européenne et financement équivalent de la Banque des Territoires) ". 

"A Belfort, Le projet “Liaison Zéro Emission” (LIZE) a été sélectionné par la Commission Européenne pour acquérir 7 bus hydrogène".

"Nous apportons aussi des financements pour faire évoluer le rail, par exemple dans le Morvan, où les lignes seront dotées de 3 rames bimodales hydrogène-électrique (Alstom). La mise en service de la première rame après tests est prévue dans le courant de l’année 2023".

Et pour aller plus loin, voici une page dédiée aux projets régionaux sur l'hydrogène.

lundi 26 décembre 2022

Automobile : les sous-traitants se diversifient dans l'hydrogène

Dans le cadre de France 2030, l’appel à projets « Diversification des sous-traitants de la filière automobile » permet d'aider des sous-traitants du secteur automobile à préparer la fin du moteur thermique et à investir dans l'électrification. L'hydrogène fait partie des solutions. 

Lors de l’inauguration par Stellantis de son usine de moteurs électriques à Trémery, près de Metz, Roland Lescure, ministre délégué chargé de l’Industrie, en a profité pour annoncer les lauréats de la 2ème relève de cet appel à projet. 35 nouveaux projets ont ainsi été retenus. Au total, cet appel à projets totalise 81 lauréats, représentant plus de 307 millions d’euros d’investissements industriels, soutenus pour près de 75 millions d’euros par l’Etat.   

L’Auvergne-Rhône-Alpe est la région la plus représentée avec 29 projets soutenus (27 % des aides) grâce à son important tissu de PME situées notamment dans la vallée de l’Arve, suivie de la Bourgogne-Franche-Comté avec 14 projets et 16 % des aides puis de la région Hauts-de-France qui comptabilise 9 projets soit 15 % des aides.

En région BFC, l'un des lauréats est par exemple la PME Scoder située à Pirey dans le Doubs. Elle est spécialisée dans le découpage et l’emboutissage de pièces de très haute précision de faibles et fortes épaisseurs. Pour prendre le virage de la mobilité de demain, elle porte un projet visant à acquérir de nouveaux équipements industriels qui permettront de produire des pièces spécifiques (circuits coupure de distribution électriques, barres d'interconnexion pour des circuits électriques destinés à des moteurs électriques, cathodes/anodes pour des piles à combustible). On pourrait citer aussi Rouvray Plast en Côte d'Or, qui vise la production de pièces en plasturgie pour les véhicules à hydrogène, tout en diversifiant ses activités.

Le chiffre d'affaires potentiel généré par l’ensemble des projets de diversification est estimé à près de 1 milliard d’euros, contribuant au maintien de 16 500 emplois et près de 1 500 créations d’emplois. Pour l'Etat, cela démontre que les sous-traitants ont pris conscience des stratégies de diversification à adopter pour répondre aux enjeux de la transition énergétique et écologique de la filière automobile. Compte tenu du succès de cet appel à projets, un nouveau dispositif sera lancé dans les prochaines semaines.

Stellantis prêt à rejoindre Symbio ?

Vous avez probablement entendu parler de Symbio. Cet acteur historique de la pile à combustible est devenu au fil des années une filiale de Michelin, puis une société commune à Bibendum et Faurecia (un équipementier bien connu du territoire*, qui fait partie du groupe Forvia). 

Les actionnaires pourraient bientôt accueillir un nouvel allié, puisque le groupe Stellantis a entamé des négociations exclusives visant à permettre au constructeur automobile de prendre une participation au capital de Symbio. Une décision qui pourrait amplifier la mobilité hydrogène. 

Le groupe issu de la fusion entre PSA et Fiat-Chrysler estime que "la feuille de route technologique de Symbio s’intègre parfaitement aux plans de Stellantis concernant le déploiement de solutions hydrogène en Europe et aux États-Unis". Pour Carlos Tavares, le Directeur Général de Stellantis, "cette avancée nous permettra d’accélérer le développement et la commercialisation de produits à faibles émissions pour nos clients, en complément des véhicules électriques traditionnels", poursuit-il. 

Il faut rappeler que le groupe propose des utilitaires à l'hydrogène sous les marques Citroën, Peugeot et Opel. Ces véhicules sont dotés de piles Symbio. Et comme l'a annoncé cet été Carlos Tavares, ce type de propulsion va être élargi aux gros véhicules de type pick-ups. Stellantis veut équiper les grands utilitaires dès 2024 en Europe et en 2025 aux États-Unis, tout en explorant les opportunités existantes pour les poids lourds.

Du côté de Faurecia et de Michelin, on se félicite de cette marque d'intérêt. "Par son intention de prendre une participation au capital de Symbio, Stellantis confirme la robustesse de l’approche de Michelin et de Faurecia pour créer un leader mondial de la mobilité zéro émission. Cette nouvelle configuration permettra à Symbio d’accélérer sa croissance et de renforcer sa présence à l’échelle mondiale", réagit Patrick Koller, CEO de Faurecia. "Chez Michelin, nous sommes convaincus que les piles à hydrogène contribueront largement à décarboner la mobilité ainsi que d’autres secteurs. C’est ce qui a poussé Michelin à se lancer dans cette technologie il y a plus de 20 ans", commente Florent Ménégaux, le Président de Bibendum.

La conclusion de la transaction devrait avoir lieu au cours du premier semestre 2023 et sera soumise aux conditions suspensives habituelles, notamment aux approbations réglementaires.

Ce regroupement ne concerne pas vraiment la région Bourgogne Franche-Comté, puisque la giga factory de Symbio se trouve près de Lyon. Néanmoins, c'est une bonne nouvelle pour la filière hydrogène. C'est aussi un signal fort envoyé par un constructeur automobile qui se trouve être le numéro 4 mondial. 

*Avec son centre mondial de recherche sur les réservoirs d'hydrogène et un site de production à Allenjoie