mardi 4 janvier 2022

Faurecia à fond sur l'hydrogène

Dans un article, l'Est Républicain évoque ceux qui feront l'actualité en 2022 en région Bourgogne Franche-Comté, et il cite Faurecia. Il évoque une montée en puissance de l'équipementier français.

Chez Faurecia Clean Mobility, on investit 150 à 200 millions d’euros par an dans l’hydrogène "et ce montant va encore augmenter", explique Laurent Wrzosek, responsable des systèmes de stockage de l’hydrogène pour la région Europe. Et le journal d'expliquer : "L’évolution réglementaire, avec la fin programmée par la Commission européenne de la commercialisation des moteurs thermiques à l’horizon 2035, pousse les acteurs industriels de l’automobile à trouver des solutions plus propres".

Le quotidien évoque également la nouvelle usine de Faurecia à Allenjoie, sur Technoland 2, présentée comme "l’une des pièces maîtresses de sa stratégie en matière d’hydrogène." Elle sera la première à offrir une grande cadence de production avec 80 000 à 100 000 réservoirs par an, indispensable pour pouvoir réduire les coûts des technologies. "Les premiers exemplaires devraient être fabriqués au cours du second semestre 2023 pour une livraison à partir de fin 2023 ou début 2024", précise Laurent Wrzosek, cité par L'Est Républicain.

dimanche 2 janvier 2022

Gaussin au Dakar avec un camion H2 made in BFC

Gaussin, qui fabrique des véhicules de logistique, souhaite profiter de la visibilité de la course du rallye-raid pour mettre en avant son virage vers l'hydrogène. Et il participe au Dakar 2022 avec un véhicule unique en son genre. La PME d'Héricourt (Haute Saône) a en effet engagé un camion à hydrogène aux couleurs d'Aramco*, dans le désert d'Arabie saoudite. 

Baptisé H2 racing, le camion de Gaussin intègre deux moteurs électriques de 300 kW, une pile à combustible de 380 kW et 82 kWh de batteries. Les réservoirs peuvent contenir 80 kg d’hydrogène. La société prévoit « d’utiliser les données et les informations collectées durant la compétition de 2022 pour les développements de ses futurs camions. Son véhicule actuel affiche déjà une performance de 140 km/h avec une recharge en 20 minutes pour 800 kilomètres d’autonomie. 

A noter que le pilote est un local. Il s'agit de Philippe Jacquot, responsable de la société Dépannage 70 située à Frotey-lès-Lure (Haute-Saône).

L'hydrogène suscite des vocations en région Bourgogne Franche-Comté. La société Vaison Sport prépare dans le cadre du projet Gen-Z un buggy à hydrogène qui devrait s'aligner en 2023 ou 2024. Il sera piloté par Cyril Despres qui aura comme éco-équipier l'aventurier Mike Horn. En attendant, celui qui a remporté plusieurs fois le Dakar, participe cette année au rallye avec une voiture laboratoire. “Nous sommes si proches de devenir compétitif, soutient le Français. J’ai hâte de montrer au monde ce dont nous sommes capables", soutient-il.

*Un accord entre Aramco et Gaussin vise à construire une usine moderne de fabrication de véhicules à hydrogène dans le Royaume d'Arabie Saoudite. Dans un premier temps, les deux partenaires étudieront la faisabilité d'une usine de fabrication et d'une entreprise de distribution d'hydrogène pour desservir la région du Moyen-Orient. Les deux sociétés ont également convenu que le nouveau centre d'innovation avancée d'Aramco (LAB7) sera étroitement impliqué dans le développement des véhicules à hydrogène de Gaussin et dans le développement d'un camion de course à hydrogène autonome.

mercredi 22 décembre 2021

Une centrale solaire pour alimenter en hydrogène les bus de Dijon

Dijon Métropole a inauguré il y a quelques semaines une centrale solaire d'une surface de 15 hectares* sur la commune de Valmy. Dotée de 43 000 panneaux photovoltaïques, et mise en place par EDF Renouvelables, elle sera en mesure de produire 15 MW d'énergie. "C'est la première fois que nous déployons une centrale solaire de cette taille", confie Jean-Patrick Masson, vice-président de Dijon Métropole délégué à la transition écologique.

"Cette production d'énergie décarbonée servira à alimenter nos bus à hydrogène", précise l'élu. "En effet, la construction de cette centrale s'inscrit dans une politique globale et correspond à notre engagement de remplacer notre flotte de véhicules sur huit ans, avec de l'hydrogène vert", complète Jean-Patrick Masson.

L'électricité issue du soleil sera utilisée pour produire de l'hydrogène par électrolyse

Il faut savoir que la population locale a été associée au développement de cette centrale solaire via une campagne de financement participatif citoyenne qui a permis de collecter près de 200 000 euros.

*Cette implantation, sur l’ancienne décharge, à proximité du Parc Technologique de la Toison d’Or, sur lequel étaient stockés des gravats et des résidus de chantiers de construction et donc sur un terrain non agricole, constitue une réelle opportunité pour permettre une reconversion valorisante et qualitative du centre d'enfouissement technique.

lundi 6 décembre 2021

Le Grand Belfort choisit Hynamics pour sa station d'hydrogène

La filiale hydrogène du groupe EDF a été retenue par le Grand Belfort pour alimenter les bus à hydrogène opérés par la RTTB (Régie des Transports du Territoire de Belfort) pour le compte du SMTC (Syndicat Mixte des Transports en Commun) sur le réseau de transport urbain Optymo. La station verra le jour en 2023. 

Dans un premier temps, elle permettra de faire le plein des sept premiers bus du réseau Optymo et de répondre à des cas d'usages industriels. Une commande de vingt bus supplémentaires est d’ores et déjà prévue par le SMTC de Belfort, ce qui portera le nombre total de bus zéro émission à 27, soit 50 % de la flotte.

"C’est grâce à l’expérience que nous avons acquise à Auxerre en construisant et en mettant en service une station similaire en un temps record que nous nous apprêtons à relever ce nouveau défi", commente Christelle Rouillé, Directrice Générale d’Hynamics. "Nous sommes extrêmement fiers d’accompagner le Grand Belfort, épicentre français de la filière hydrogène, dans la décarbonation de ses transports et de son industrie. Nous saurons mobiliser, aux côtés de nos partenaires, le SMTC et la RTTB, tout notre savoir-faire en matière d’infrastructures de production et de distribution d’hydrogène renouvelable pour faire de ce projet un succès au service des habitants et du tissu économique et industriel du Grand Belfort", conclut elle.

L'hydrogène sera produit par électrolyse de l'eau, procédé qui ne rejette que de l’eau et n’occasionne pas de nuisances sonores. Cette technologie devrait permettre au réseau de transports en commun belfortain, ainsi qu’aux industriels du territoire, de réduire leurs émissions de CO2 de près de 3 000 tonnes par an à partir de 2025.

lundi 29 novembre 2021

Mâcon veut passer au bus à hydrogène

Le 24 novembre, un bus à hydrogène a circulé dans les rues de Mâcon, en Saône-et-Loire. Cette expérimentation, avec un véhicule de la marque Van Hool, est un préambule pour la ville qui a vu grand Antoine Griezman. Mâconnais Beaujolais agglomération (MBA) souhaite à plus ou moins brève échéance convertir à l'hydrogène une partie de sa flotte de véhicules qui roulent actuellement au diesel.

Pour le moment, le projet de nouveaux véhicules à hydrogène porte sur 9 bus et 6 camions-bennes à ordures ménagères à l'horizon 2024. L’agglomération prévoit en parallèle la construction et la mise en service d’une station de distribution d’hydrogène sur le site de La Grisière, à l’ouest de Mâcon. 

Le passage à l'hydrogène permettrait vocation d'économiser 627 tonnes de CO 2 par an, et d’améliorer au passage la qualité de l’air sur l’ensemble du territoire.

Dans la région Bourgogne-Franche-Comté, Auxerre, Dijon et Belfort préparent également l'arrivée du bus à hydrogène.

lundi 22 novembre 2021

Forum hydrogène : rendez-vous en 2022


 Après une première édition, d'abord en mode digital à la mi-janvier, puis en présentiel les 29 et 30 septembre, le forum Hydrogen Business for Climate a réussi son entrée. Le succès a été au rendez-vous avec plus de 400 participants et des intervenants de premier plan. 

Comme l'avait annoncé la Présidente de la région Bourgogne-Franche Comté, Marie-Guite Dufay, en ouverture du forum, il y aura bien une seconde édition en 2022. Elle aura lieu les 8 et 9 novembre à Montbéliard, à l'Axone.


jeudi 18 novembre 2021

Une semi-remorque à hydrogène financée par la région BFC présentée à Solutrans

L'hydrogène gagne le transport routier, et pas seulement pour propulser les camions. Cette forme d'électrification concerne également les semi-remorques. Jusqu'à présent, la seule partie frigorifique a été explorée par Chereau et Bosch. Mais Fruehauf* va plus loin dans le cadre du salon Soltutrans, à Lyon. 

La société a en effet présenté une semi-remorque, baptisée HYD-DRIVE, dont la propulsion est assurée par une pile à combustible, une batterie haute tension et un essieu électrique. Cela signifie qu'elle est autonome en énergie et peut être déplacée sans l'aide d'un tracteur routier. Une différence de taille qui est présentée comme une "première mondiale".

Ce concept de véhicule, financé par la Région Bourgogne Franche Comté, et qui verra le jour à l'horizon 2023 est le fruit d'un consortium, associant l'UTBM (à travers les équipes de FEMTO-ST et ICB, H2SYS et Fruehauf) ainsi que Symbio, Faurecia, EDF et Picq & Charbonnier. 

Le projet est soutenu par le Pôle véhicule du futur et BpiFrance.

*Basée à Auxerre, la société Fruehauf produit des semi-remorques. D'origine américaine, elle est depuis 2015 la filiale du groupe Wielton, un groupe industriel privé polonais.