dimanche 16 janvier 2022

Bilan positif pour Gaussin et son camion à hydrogène au Dakar

"Gaussin Group a prouvé qu’un camion H2 peut rouler dans des conditions extrêmes avec une fiabilité remarquable", écrit le PDG du groupe, Christophe Gaussin, sur son compte LinkedIn. Son groupe a été le seul à faire participer au Dakar un vrai véhicule zéro-émission et zéro-bruit.

Un camion à hydrogène "made in Héricourt".

Tout au long de la course, l’approvisionnement en hydrogène a été effectué par la PME de Haute-Saône afin de prouver sa fiabilité et d’offrir à tous la démonstration de la technique d’un plein d’hydrogène. 

Gaussin Group a également innové en réalisant le premier « H2 smart bivouac », bivouac zéro-émission et zéro-nuisance sonore. Cette première a été très appréciée par les 3 000 participants qui doivent dormir sous des tentes ou dans des caravanes dans un environnement très bruyant. 

Grâce à son business model attractif de transfert de technologie, le groupe va, très bientôt, choisir un partenaire licencié afin de produire l’hydrogène, sur place, dans le royaume d’Arabie Saoudite. 



vendredi 14 janvier 2022

Une nouvelle distinction pour Daniel Hissel

Considéré comme un expert de l'hydrogène au niveau national, le vice-président de l’université de Franche-Comté, professeur des universités, chercheur à l’institut FEMTO-ST et ingénieur en génie électrique, se voit accorder une distinction internationale. Il a été élevé au grade de "fellow" par l'IEEE, l'Industrial Electronics Society.

Il s'agit d'un grade accordé de façon exceptionnelle. C'est un titre honorifique attribué à une personnalité méritante. On pourrait traduire en français le terme de "fellow" par sociétaire.

Comme l'explique Daniel Hissel, "dans la communauté mondiale du génie électrique et de ses applications, l’IEEE est réellement la référence internationale du domaine. Elle regroupe tous les acteurs, académiques et industriels, du secteur".

Sur le site de l'Université de Franche-Comté, cet expert explique qu'il est responsable de l’équipe SHARPAC au sein du laboratoire FEMTO-ST. Ses activités de recherche s’inscrivent dans le domaine de l’hydrogène-énergie et de ses applications, en lien étroit avec le tissu industriel. Entre 2012 et 2019, il a par ailleurs été Directeur de la fédération FCLAB.

Depuis 2020, il est également vice-président de l’université, en charge du Partenariat Socio-Économique et de l’Innovation et également Directeur-Adjoint de la fédération nationale hydrogène du CNRS.

*Il a reçu la médaille de l’innovation du centre national de la recherche scientifique (CNRS) en 2020 et la médaille Blondel en 2017

mercredi 5 janvier 2022

Un adhérent du PVF expose sa F1 volante au CES de Las Vegas

Bien que basée à Aix-en-Provence, la start-up Maca Flight est adhérente du pôle Véhicule du Futur et du Club Hydrogène de Bourgogne-Franche Comté. Fondée par des anciens pilotes d'Airbus, la société développe une voiture volante. C'est plus exactement le mariage entre une Formule 1 et un drone. 

Baptisé Maca S11, cet engin à décollage vertical n'embarque qu'un pilote. Long de 5 m et pesant moins de 600 kg, il pourrait atteindre une vitesse de pointe de 250 km/h pour une autonomie de 35 mn en vol (avec un pilote de 80 kg). Il est équipé de 6 moteurs électriques de 35 kW. On ignore quelle quantité d'hydrogène sera embarquée à bord et quelle est la taille de la pile à combustible.

Une maquette à l'échelle 1 est exposée au CES, le fameux salon high-tech de Las Vegas. On peut aussi la voir voler en mode réalité augmentée en flashant un QR code sur le site de la start-up. Le prototype devrait faire un premier vol dans le courant de l'année. Des contacts auraient été noués avec des circuits de Formule 1 pour y organiser des courses. Maca Flight compte également séduire une clientèle fortunée avide de sensations fortes. 

mardi 4 janvier 2022

Faurecia à fond sur l'hydrogène

Dans un article, l'Est Républicain évoque ceux qui feront l'actualité en 2022 en région Bourgogne Franche-Comté, et il cite Faurecia. Il évoque une montée en puissance de l'équipementier français.

Chez Faurecia Clean Mobility, on investit 150 à 200 millions d’euros par an dans l’hydrogène "et ce montant va encore augmenter", explique Laurent Wrzosek, responsable des systèmes de stockage de l’hydrogène pour la région Europe. Et le journal d'expliquer : "L’évolution réglementaire, avec la fin programmée par la Commission européenne de la commercialisation des moteurs thermiques à l’horizon 2035, pousse les acteurs industriels de l’automobile à trouver des solutions plus propres".

Le quotidien évoque également la nouvelle usine de Faurecia à Allenjoie, sur Technoland 2, présentée comme "l’une des pièces maîtresses de sa stratégie en matière d’hydrogène." Elle sera la première à offrir une grande cadence de production avec 80 000 à 100 000 réservoirs par an, indispensable pour pouvoir réduire les coûts des technologies. "Les premiers exemplaires devraient être fabriqués au cours du second semestre 2023 pour une livraison à partir de fin 2023 ou début 2024", précise Laurent Wrzosek, cité par L'Est Républicain.

dimanche 2 janvier 2022

Gaussin au Dakar avec un camion H2 made in BFC

Gaussin, qui fabrique des véhicules de logistique, souhaite profiter de la visibilité de la course du rallye-raid pour mettre en avant son virage vers l'hydrogène. Et il participe au Dakar 2022 avec un véhicule unique en son genre. La PME d'Héricourt (Haute Saône) a en effet engagé un camion à hydrogène aux couleurs d'Aramco*, dans le désert d'Arabie saoudite. 

Baptisé H2 racing, le camion de Gaussin intègre deux moteurs électriques de 300 kW, une pile à combustible de 380 kW et 82 kWh de batteries. Les réservoirs peuvent contenir 80 kg d’hydrogène. La société prévoit « d’utiliser les données et les informations collectées durant la compétition de 2022 pour les développements de ses futurs camions. Son véhicule actuel affiche déjà une performance de 140 km/h avec une recharge en 20 minutes pour 800 kilomètres d’autonomie. 

A noter que le pilote est un local. Il s'agit de Philippe Jacquot, responsable de la société Dépannage 70 située à Frotey-lès-Lure (Haute-Saône).

L'hydrogène suscite des vocations en région Bourgogne Franche-Comté. La société Vaison Sport prépare dans le cadre du projet Gen-Z un buggy à hydrogène qui devrait s'aligner en 2023 ou 2024. Il sera piloté par Cyril Despres qui aura comme éco-équipier l'aventurier Mike Horn. En attendant, celui qui a remporté plusieurs fois le Dakar, participe cette année au rallye avec une voiture laboratoire. “Nous sommes si proches de devenir compétitif, soutient le Français. J’ai hâte de montrer au monde ce dont nous sommes capables", soutient-il.

*Un accord entre Aramco et Gaussin vise à construire une usine moderne de fabrication de véhicules à hydrogène dans le Royaume d'Arabie Saoudite. Dans un premier temps, les deux partenaires étudieront la faisabilité d'une usine de fabrication et d'une entreprise de distribution d'hydrogène pour desservir la région du Moyen-Orient. Les deux sociétés ont également convenu que le nouveau centre d'innovation avancée d'Aramco (LAB7) sera étroitement impliqué dans le développement des véhicules à hydrogène de Gaussin et dans le développement d'un camion de course à hydrogène autonome.

mercredi 22 décembre 2021

Une centrale solaire pour alimenter en hydrogène les bus de Dijon

Dijon Métropole a inauguré il y a quelques semaines une centrale solaire d'une surface de 15 hectares* sur la commune de Valmy. Dotée de 43 000 panneaux photovoltaïques, et mise en place par EDF Renouvelables, elle sera en mesure de produire 15 MW d'énergie. "C'est la première fois que nous déployons une centrale solaire de cette taille", confie Jean-Patrick Masson, vice-président de Dijon Métropole délégué à la transition écologique.

"Cette production d'énergie décarbonée servira à alimenter nos bus à hydrogène", précise l'élu. "En effet, la construction de cette centrale s'inscrit dans une politique globale et correspond à notre engagement de remplacer notre flotte de véhicules sur huit ans, avec de l'hydrogène vert", complète Jean-Patrick Masson.

L'électricité issue du soleil sera utilisée pour produire de l'hydrogène par électrolyse

Il faut savoir que la population locale a été associée au développement de cette centrale solaire via une campagne de financement participatif citoyenne qui a permis de collecter près de 200 000 euros.

*Cette implantation, sur l’ancienne décharge, à proximité du Parc Technologique de la Toison d’Or, sur lequel étaient stockés des gravats et des résidus de chantiers de construction et donc sur un terrain non agricole, constitue une réelle opportunité pour permettre une reconversion valorisante et qualitative du centre d'enfouissement technique.

lundi 6 décembre 2021

Le Grand Belfort choisit Hynamics pour sa station d'hydrogène

La filiale hydrogène du groupe EDF a été retenue par le Grand Belfort pour alimenter les bus à hydrogène opérés par la RTTB (Régie des Transports du Territoire de Belfort) pour le compte du SMTC (Syndicat Mixte des Transports en Commun) sur le réseau de transport urbain Optymo. La station verra le jour en 2023. 

Dans un premier temps, elle permettra de faire le plein des sept premiers bus du réseau Optymo et de répondre à des cas d'usages industriels. Une commande de vingt bus supplémentaires est d’ores et déjà prévue par le SMTC de Belfort, ce qui portera le nombre total de bus zéro émission à 27, soit 50 % de la flotte.

"C’est grâce à l’expérience que nous avons acquise à Auxerre en construisant et en mettant en service une station similaire en un temps record que nous nous apprêtons à relever ce nouveau défi", commente Christelle Rouillé, Directrice Générale d’Hynamics. "Nous sommes extrêmement fiers d’accompagner le Grand Belfort, épicentre français de la filière hydrogène, dans la décarbonation de ses transports et de son industrie. Nous saurons mobiliser, aux côtés de nos partenaires, le SMTC et la RTTB, tout notre savoir-faire en matière d’infrastructures de production et de distribution d’hydrogène renouvelable pour faire de ce projet un succès au service des habitants et du tissu économique et industriel du Grand Belfort", conclut elle.

L'hydrogène sera produit par électrolyse de l'eau, procédé qui ne rejette que de l’eau et n’occasionne pas de nuisances sonores. Cette technologie devrait permettre au réseau de transports en commun belfortain, ainsi qu’aux industriels du territoire, de réduire leurs émissions de CO2 de près de 3 000 tonnes par an à partir de 2025.