Interrogé par Témoignage Chrétien, en tant que Président de la commission « Transports et mobilité » de Régions de France, Michel Neugnot est amené à commenter le fameux rapport Spinetta sur lequel le gouvernement va se fonder pour la réforme de la SNCF.
Il évoque ainsi l'avenir des petites lignes et appelle à penser la mobilité dans sa globalité, en prenant en compte l'aménagement du territoire et le développement durable.
C'est aussi l'occasion pour lui d'évoquer un sujet qui intéresse aussi l'élu de la région Bourgogne Franche-Comté : le train à hydrogène. "La motorisation ferroviaire sera partout électrique, avec diverses modalités. Alstom a lancé un modèle à hydrogène, testé en Allemagne ce printemps".
"Tout le monde voit le train comme un des meilleurs modèles écologiques. Ceci est vrai… quand la traction est électrique, souligne M. Neugnot. Pas avec le diesel, utilisé fréquemment pour les petites lignes, dont le bilan carbone n’est pas satisfaisant", conclut cet expert.
mercredi 28 février 2018
lundi 26 février 2018
Retour sur le colloque zéro émission de Chalons
Le 19 janvier dernier, un colloque a eu lieu à Chalon-sur-Saône sur le thème « vers une mobilité zéro émission ». Il était coorganisé en partenariat avec le Grand Chalon, l’ADEME, ATMO Bourgogne-Franche-Comté et le Conseil Régional.
C'était une demi-journée à l’attention des élus, professionnels et associations de Bourgogne Franche-Comté.
Ce colloque a présenté la situation locale en termes de qualité de l’air, les données disponibles sur l’impact du trafic routier et les solutions actuelles et nouvelles permettant de répondre à cet enjeu de santé publique. Deux tables rondes ont permis d’échanger sur les politiques en matière de mobilité et sur les solutions de mobilité « zéro émission moteur ».
Concernant l'hydrogène, Michel Romand du Pôle Véhicule du Futur a présenté notamment l'ApristHy, une association fondée par le Grand Dôle qui regroupe tous les acteurs locaux et nationaux travaillant spécifiquement sur les techniques de stockage de l’hydrogène.
Voici un résumé de la journée en vidéo
C'était une demi-journée à l’attention des élus, professionnels et associations de Bourgogne Franche-Comté.
Ce colloque a présenté la situation locale en termes de qualité de l’air, les données disponibles sur l’impact du trafic routier et les solutions actuelles et nouvelles permettant de répondre à cet enjeu de santé publique. Deux tables rondes ont permis d’échanger sur les politiques en matière de mobilité et sur les solutions de mobilité « zéro émission moteur ».
Concernant l'hydrogène, Michel Romand du Pôle Véhicule du Futur a présenté notamment l'ApristHy, une association fondée par le Grand Dôle qui regroupe tous les acteurs locaux et nationaux travaillant spécifiquement sur les techniques de stockage de l’hydrogène.
Voici un résumé de la journée en vidéo
vendredi 23 février 2018
L'hydrogène fait du Pays de Montbéliard un Territoire d’Innovation de Grande Ambition
L’appel à manifestation d’intérêts Territoires d’Innovation de Grande Ambition (TIGA), lancé par le Commissariat Général à l’Investissement et géré par la Caisse des Dépôts au titre du Programme d’Investissements d’Avenir (PIA, doté de 450 millions d’euros sur dix ans, dont 150 M€ de subventions et 300 M€ de fonds propres), a permis à la région Bourgogne-Franche-Comté de se mettre en avant.
Parmi 117 projets, deux du territoire ont été sélectionnés : celui de Dijon Métropole sur le système alimentaire durable de 2030, et celui du Pays de Montbéliard Agglomération avec le grand Belfort sur un écosystème d’innovation et de développement des green technologies.
Ce dernier projet est tourné vers l’automobile et l’hydrogène. Il pose un nouveau modèle pour accompagner la mutation d’un territoire industriel d’envergure nationale, au travers d’une dynamique d’anticipation des mutations du système productif, en favorisant l’innovation.
"Le passage de cette première sélection doit nous permettre de travailler une année pour mettre en pratique l’évolution de notre territoire d’innovation qu’est le Pôle métropolitain de Belfort-Montbéliard", a réagi Didier Klein, 3ème Vice-Président de Pays de Montbéliard Agglomération en charge du Développement économique, de l’Enseignement supérieur, de la Recherche, de la Formation et du Tourisme, sur le site Toutmontbéliard.com. "Personnellement, je suis très fier car cette réussite montre que lorsque toutes les parties prenantes de notre territoire, universités (UFC, UTBM, IUT, CNRS…), industriels (PSA, GE, Alstom, ERDF…), collectivités (Pôle métropolitain Belfort-Montbéliard, Région Bourgogne-Franche-Comté, Pays de Montbéliard Agglomération, Grand Belfort…) et structures de soutien (Pavillon des Sciences, Tandem, PMIE… ), s’unissent, elles arrivent à démontrer leur savoir faire comme territoire industriel d’innovation".
Voir la vidéo réalisée suite à la sélection.
"Je salue cette mobilisation des territoires, des acteurs économiques et du savoir qui voient leur dynamisme et leur anticipation de l’avenir récompensés", a commenté Marie-Guite Dufay, présidente de la Région Bourgogne-Franche-Comté, dans un communiqué, "Au-delà de son concours financier, la Région apportera les moyens d’ingénierie via nos différentes structures d’accompagnement au développement", a-t-elle indiqué en complément.
Parmi 117 projets, deux du territoire ont été sélectionnés : celui de Dijon Métropole sur le système alimentaire durable de 2030, et celui du Pays de Montbéliard Agglomération avec le grand Belfort sur un écosystème d’innovation et de développement des green technologies.
Ce dernier projet est tourné vers l’automobile et l’hydrogène. Il pose un nouveau modèle pour accompagner la mutation d’un territoire industriel d’envergure nationale, au travers d’une dynamique d’anticipation des mutations du système productif, en favorisant l’innovation.
"Le passage de cette première sélection doit nous permettre de travailler une année pour mettre en pratique l’évolution de notre territoire d’innovation qu’est le Pôle métropolitain de Belfort-Montbéliard", a réagi Didier Klein, 3ème Vice-Président de Pays de Montbéliard Agglomération en charge du Développement économique, de l’Enseignement supérieur, de la Recherche, de la Formation et du Tourisme, sur le site Toutmontbéliard.com. "Personnellement, je suis très fier car cette réussite montre que lorsque toutes les parties prenantes de notre territoire, universités (UFC, UTBM, IUT, CNRS…), industriels (PSA, GE, Alstom, ERDF…), collectivités (Pôle métropolitain Belfort-Montbéliard, Région Bourgogne-Franche-Comté, Pays de Montbéliard Agglomération, Grand Belfort…) et structures de soutien (Pavillon des Sciences, Tandem, PMIE… ), s’unissent, elles arrivent à démontrer leur savoir faire comme territoire industriel d’innovation".
Voir la vidéo réalisée suite à la sélection.
"Je salue cette mobilisation des territoires, des acteurs économiques et du savoir qui voient leur dynamisme et leur anticipation de l’avenir récompensés", a commenté Marie-Guite Dufay, présidente de la Région Bourgogne-Franche-Comté, dans un communiqué, "Au-delà de son concours financier, la Région apportera les moyens d’ingénierie via nos différentes structures d’accompagnement au développement", a-t-elle indiqué en complément.
mercredi 21 février 2018
Projet VHYCTOR : des stations pour distribuer de l'hydrogène produit localement
Figurant parmi les pépites de la région Bourgogne-Franche Comté, la société MAHYTEC, basée dans le Jura et spécialisée dans les réservoirs à haute pression, porte un projet visant à développer des stations de remplissage à hydrogène pour un coût inférieur.
Ce projet a pour nom VHyCTOR. Il a été labellisé par le Pôle Véhicule du Futur, dans le cadre du 24ème appel à projets du FUI-Régions,
Le concept repose sur la construction d’une station simplifiée, alimentée par de l'hydrogène produit à partir d'une source de gaz industriel à proximité. C'est ce qu'on appelle de l'hydrogène "fatal". Dans l'industrie chimique, l'emploi de chlore, obtenu par électrolyse du sel et de l’eau, génère par exemple de l’hydrogène. C'est une source d'énergie qui peut être récupérée et valorisée.
L'idée du projet VHYCTOR est justement d'exploiter ce type de gisement. L'hydrogène issu d'une source industrielle pourrait être transporté à haute pression dans des réservoirs. Dès lors, il pourrait être distribué directement dans une station de remplissage. Le gros avantage est qu'il ne serait plus nécessaire d'installer des compresseurs, ainsi que des électrolyseurs, comme c'est le cas aujourd'hui dans les stations qui produisent localement et à la demande de l'hydrogène.
C'est donc en termes de coûts que le projet VHyCTOR fait la différence. Il permet de déployer pour moins cher un réseau de distribution. L'ambition est d'ailleurs d'installer 120 stations-services à l’international d’ici 2023.
Autour de MAHYTEC, le consortium réunit les sociétés Magyar (un fabricant de remorques de transport de matières dangereuses en Côte d'Or) ; Schrader (fabricant de valves dans le Doubs) ; AJC (Haute-Savoie, qui travaillera sur l’ingénierie des stations). Par ailleurs, deux laboratoires des universités Bourgogne-Franche-Comté et Belfort-Montbéliard mettront à disposition leurs recherches dans le domaine de l’hydrogène.
D’un budget de 2,7 M€, VHyCTOR fait partie du projet global « ENRgHy » de la Région Bourgogne-Franche-Comté.
Ce projet a pour nom VHyCTOR. Il a été labellisé par le Pôle Véhicule du Futur, dans le cadre du 24ème appel à projets du FUI-Régions,
Le concept repose sur la construction d’une station simplifiée, alimentée par de l'hydrogène produit à partir d'une source de gaz industriel à proximité. C'est ce qu'on appelle de l'hydrogène "fatal". Dans l'industrie chimique, l'emploi de chlore, obtenu par électrolyse du sel et de l’eau, génère par exemple de l’hydrogène. C'est une source d'énergie qui peut être récupérée et valorisée.
L'idée du projet VHYCTOR est justement d'exploiter ce type de gisement. L'hydrogène issu d'une source industrielle pourrait être transporté à haute pression dans des réservoirs. Dès lors, il pourrait être distribué directement dans une station de remplissage. Le gros avantage est qu'il ne serait plus nécessaire d'installer des compresseurs, ainsi que des électrolyseurs, comme c'est le cas aujourd'hui dans les stations qui produisent localement et à la demande de l'hydrogène.
C'est donc en termes de coûts que le projet VHyCTOR fait la différence. Il permet de déployer pour moins cher un réseau de distribution. L'ambition est d'ailleurs d'installer 120 stations-services à l’international d’ici 2023.
Autour de MAHYTEC, le consortium réunit les sociétés Magyar (un fabricant de remorques de transport de matières dangereuses en Côte d'Or) ; Schrader (fabricant de valves dans le Doubs) ; AJC (Haute-Savoie, qui travaillera sur l’ingénierie des stations). Par ailleurs, deux laboratoires des universités Bourgogne-Franche-Comté et Belfort-Montbéliard mettront à disposition leurs recherches dans le domaine de l’hydrogène.
D’un budget de 2,7 M€, VHyCTOR fait partie du projet global « ENRgHy » de la Région Bourgogne-Franche-Comté.
lundi 19 février 2018
H2SYS : une start-up de l'hydrogène à suivre
H2SYS est une jeune start-up basée à Belfort et créée en septembre 2017. C'est la première entreprise* issue de la fédération du CNRS FCLAB, qui est l’organisme de recherche français n°1 sur les systèmes hydrogène-énergie. La jeune pousse conçoit et fabrique ses propres systèmes à piles à combustible sur une gamme de puissance de 500 W à 3,5 kW.
Elle propose également des services d’ingénierie, de dimensionnement, et d’études de faisabilité technique dans ce domaine.
H2SYS est reconnue pour la qualité et la modularité de ses systèmes hybrides combinant la pile à combustible et la batterie. La start-up a pu ainsi développer une gamme complète de générateurs électriques silencieux, utilisables aussi bien dans les bâtiments qu’en extérieur. Ils répondent aux besoins des sociétés de travaux publics ou des organismes de secours, avec des systèmes capables de prévenir les coupures de réseau, sans émettre pour autant d'émissions de gaz polluants, ni de nuisances sonores.
La forte dynamique autour de l’hydrogène, en région Bourgogne-Franche-Comté, mais aussi en Europe et dans le monde, est une belle opportunité pour H2SYS.
Récemment, la start-up s'est inscrite au concours « 10 000 startups pour changer le monde », (anciennement Prix La Tribune BNP Paribas Jeune entrepreneur). Elle a passé le cap des sélections régionales Grand Est – Bourgogne Franche-Comté dans la catégorie Environnement et Transition énergétique. A partir d'aujourd'hui, et jusqu'au 2 mars, c'est le vote des internautes qui permettra peut-être à H2SYS de faire la différence, en vue de la finale, prévue le 6 mars à Paris.
*La création de H2SYS s’est faite grâce au soutien de l’Université de Franche-Comté, de la région Bourgogne Franche-Comté et de la Société d’Accélération de Transfert de Technologie Grand Est, qui ont financé et accompagné pendant 3 ans la maturation technologique (les activités de recherche et de développement) avant la création de l’entreprise.
H2SYS est reconnue pour la qualité et la modularité de ses systèmes hybrides combinant la pile à combustible et la batterie. La start-up a pu ainsi développer une gamme complète de générateurs électriques silencieux, utilisables aussi bien dans les bâtiments qu’en extérieur. Ils répondent aux besoins des sociétés de travaux publics ou des organismes de secours, avec des systèmes capables de prévenir les coupures de réseau, sans émettre pour autant d'émissions de gaz polluants, ni de nuisances sonores.
La forte dynamique autour de l’hydrogène, en région Bourgogne-Franche-Comté, mais aussi en Europe et dans le monde, est une belle opportunité pour H2SYS.
Récemment, la start-up s'est inscrite au concours « 10 000 startups pour changer le monde », (anciennement Prix La Tribune BNP Paribas Jeune entrepreneur). Elle a passé le cap des sélections régionales Grand Est – Bourgogne Franche-Comté dans la catégorie Environnement et Transition énergétique. A partir d'aujourd'hui, et jusqu'au 2 mars, c'est le vote des internautes qui permettra peut-être à H2SYS de faire la différence, en vue de la finale, prévue le 6 mars à Paris.
*La création de H2SYS s’est faite grâce au soutien de l’Université de Franche-Comté, de la région Bourgogne Franche-Comté et de la Société d’Accélération de Transfert de Technologie Grand Est, qui ont financé et accompagné pendant 3 ans la maturation technologique (les activités de recherche et de développement) avant la création de l’entreprise.
vendredi 16 février 2018
Une formation exemplaire sur l'hydrogène à l'UFC
C'est apparemment une formation unique en France. L'Université de Franche Comté (UFC*) a ouvert il y a 4 ans, à Belfort-Montbéliard, un cursus qui a pour nom CMI H3 E. Cela veut dire Cursus de Master en Ingénierie avec une spécialité Hydrogène-Energie et Efficience Energétique.
Ce cursus sélectif vise à former des ingénieurs-experts dans les domaines de la gestion des flux d'énergie et de l'efficacité énergétique pour les transports (routiers, ferroviaires, aéronautiques,...) ou les applications stationnaires (bâtiment, production centralisée d'énergie, production d'énergie en site isolé, ...).
Pendant la scolarité, les élèves ont accès à la fédération de recherche FCLab (spécialisée dans l'hydrogène et les piles à combustible), ainsi qu'au département Energie de l'institut FEMTO-ST. A noter que la formation est labellisée par le pôle de compétitivité Véhicule du Futur.
Selon Daniel Hissel, qui est le responsable de ce cursus, "les entreprises à l'échelle européenne s'arrachent les étudiants", dont la spécificité est d'être "très acculturés à l'hydrogène-énergie depuis le bac +1, et ce, dès le stage de licence".
*L'Université de Franche-Comté (UFC) est une université pluridisciplinaire, à taille humaine, implantée dans 5 villes de la région : Besançon, Belfort, Montbéliard, Vesoul et Lons-le-Saunier.
Ce cursus sélectif vise à former des ingénieurs-experts dans les domaines de la gestion des flux d'énergie et de l'efficacité énergétique pour les transports (routiers, ferroviaires, aéronautiques,...) ou les applications stationnaires (bâtiment, production centralisée d'énergie, production d'énergie en site isolé, ...).
Pendant la scolarité, les élèves ont accès à la fédération de recherche FCLab (spécialisée dans l'hydrogène et les piles à combustible), ainsi qu'au département Energie de l'institut FEMTO-ST. A noter que la formation est labellisée par le pôle de compétitivité Véhicule du Futur.
Selon Daniel Hissel, qui est le responsable de ce cursus, "les entreprises à l'échelle européenne s'arrachent les étudiants", dont la spécificité est d'être "très acculturés à l'hydrogène-énergie depuis le bac +1, et ce, dès le stage de licence".
*L'Université de Franche-Comté (UFC) est une université pluridisciplinaire, à taille humaine, implantée dans 5 villes de la région : Besançon, Belfort, Montbéliard, Vesoul et Lons-le-Saunier.
jeudi 15 février 2018
Alstom va tester aussi son train à hydrogène en Angleterre
En coopération avec le RSSB (Rail Safety & Standards Board), le groupe travaille en vue d'une expérimentation du train à hydrogène Outre-Manche. Le test devrait se dérouler d'ici fin 2019, début 2020.
Comme d'autres pays, la Grande-Bretagne a entendu parler du Coralia iLint, le train avec pile à combustible qui va être déployé en Allemagne. Cette solution l'intéresse, car elle permettrait de se désengager des énergies fossiles.
Londres a décidé de s'aligner sur la position de Paris, en visant la fin des motorisations thermiques dans l'automobile d'ici 2040. Plus récemment, le ministre des Transports, Jo Johnson, a incité l'industrie ferroviaire à renoncer au Diesel à la même échéance.
Le RSSB fait valoir que le train d'Alstom peut atteindre 140 km/h et a une autonomie de 800 km. Il se trouve que Rolls(-Royce considère aussi cette technologie. La combinaison d'une pile à combustible et de batteries représente une alternative crédible, tout en évitant le coût d'une électrification des lignes.
Toutefois, le Freight Rail Group fait valoir que si l'électrification est potentiellement possible sur les trains légers, ce sera plus difficile pour le fret. D'autres organisations mettent aussi en avant le coût de maintenance, qui serait plus élevé que des trains purement électriques.
En tout cas, la sortie du Diesel semble se profiler en Europe sur les lignes de train régionales.
Comme d'autres pays, la Grande-Bretagne a entendu parler du Coralia iLint, le train avec pile à combustible qui va être déployé en Allemagne. Cette solution l'intéresse, car elle permettrait de se désengager des énergies fossiles.
Londres a décidé de s'aligner sur la position de Paris, en visant la fin des motorisations thermiques dans l'automobile d'ici 2040. Plus récemment, le ministre des Transports, Jo Johnson, a incité l'industrie ferroviaire à renoncer au Diesel à la même échéance.
Le RSSB fait valoir que le train d'Alstom peut atteindre 140 km/h et a une autonomie de 800 km. Il se trouve que Rolls(-Royce considère aussi cette technologie. La combinaison d'une pile à combustible et de batteries représente une alternative crédible, tout en évitant le coût d'une électrification des lignes.
Toutefois, le Freight Rail Group fait valoir que si l'électrification est potentiellement possible sur les trains légers, ce sera plus difficile pour le fret. D'autres organisations mettent aussi en avant le coût de maintenance, qui serait plus élevé que des trains purement électriques.
En tout cas, la sortie du Diesel semble se profiler en Europe sur les lignes de train régionales.
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