mercredi 3 mars 2021

Une visite ministérielle pour le train à hydrogène

A partir de ce jeudi, et pour deux jours, le ministre chargé des transports, Jean-Baptiste Djebbari, sera de passage sur le territoire. Il se déplacera à Dijon, Auxerre et Nevers. 

Le ministre signera notamment à Dijon une convention sur les petites lignes ferroviaires entre l'Etat et la Région avec Michel Neugnot, le premier vice-président de la région Bourgogne-Franche-Comté. 

Vendredi, à Auxerre, M. Djebbari sera présent pour la signature d'un bon de commande pour l’achat de trains à hydrogène en présence de Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d’Etat chargé du Tourisme, des Français de l’étranger et de la Francophonie. La région souhaite une expérimentation de trains H2 sur la ligne entre Auxerre et Laroche-Migennes. Elle va acheter à Alstom pour ses lignes régionales trois trains fonctionnant avec cette énergie propre. Un contrat à 51,9 millions d'euros.

mardi 2 mars 2021

L'apport de l'hydrogène dans les îles : un projet piloté par le Femto-ST

Voici un peu d'exotisme avec le projet HyLES (Intégration de l’Hydrogène dans Les résEaux faiblement ou non-interconnectéS), qui vient d’obtenir un financement par l’ANR (Agence Nationale de la Recherche). 

Si on vous en parle, c'est parce que le chef de file est l’Institut FEMTO-ST (Franche-Comté Electronique Mécanique Thermique et Optique – Sciences et Technologies.

Le projet vise à étudier le(s) rôle(s) que peut avoir l’hydrogène pour accompagner une transition vers l’indépendance énergétique et la neutralité carbone pour la production d’électricité et les transports dans les zones faiblement ou non interconnectées. Trois territoires sont visés : la Corse, l’île de La Réunion et la Polynésie Française (dans deux îles). 

Une équipe de chercheurs en sciences humaines et sociales va étudier "le potentiel d’acceptabilité de cette technologie, dans ces trois territoires", explique Nicolas Simoncini, maître de conférences à l’UTBM. Ils vont regarder le contexte géographique, sociologique, culturel ou encore économique. Une étude d’impact sera réalisée pour appréhender les conséquences de l’utilisation de cette technologie sur la vie des gens.

Le projet HyLES va aussi étudier où il est le plus pertinent d’installer l’hydrogène dans les zones résidentielles ou tertiaires, les ports ou à l’échelle des îles entières. Une étude sera menée pour envisager une déclinaison de la technologie sur les transports, pour les bateaux par exemple.


samedi 27 février 2021

Train H2 : l'Etat confirme son soutien à la région BFC

Cette semaine, le nouveau Conseil national de l’hydrogène s'est réuni à Albi. Les ministres concernés (Barbara Pompili, Bruno Le Maire et Agnès Pannier-Runacher) ont constaté une forte dynamique industrielle qui est amenée à se poursuivre dans les prochains mois. 

Ainsi, dans le cadre de France Relance, 27 projets de R&D et d’intégration de technologies hydrogène ont d’ores et déjà été soutenus, pour 212 M€ d’investissement total et 37 M€ de soutien public. A ces projets viennent s’ajouter 60 M€ de soutien à la filière aéronautique dans le cadre du CORAC (Comité d’orientation de la recherche pour l’aéronautique civile). 

Il a aussi été question des trains H2. Début 2021, un soutien financier a d'ailleurs été annoncé pour aider 4 régions (Occitanie, Bourgogne-Franche-Comté, Auvergne-Rhône-Alpes, Grand-Est) à acquérir 14 trains hydrogène représentant un investissement total de 300 M €.

La région a acté l’achat auprès d’Alstom de trois rames TER hybrides (hydrogène/électrique) pour un montant de 51,9 M€. Elles devraient circuler à partir de 2025 sur les lignes Avallon/Auxerre et Corbigny/ Clamecy/Auxerre, mais aussi entre Auxerre et Dijon. Ce projet s’inscrit dans une mutualisation de moyens avec l’agglomération d’Auxerre qui va installer un centre de production d’hydrogène. Destinée à l’alimentation des bus urbains, cette station pourra également délivrer de l’hydrogène aux nouveaux TER.

mardi 23 février 2021

Faurecia va renouer avec la croissance grâce à l'hydrogène

L'équipementier automobile, qui a passé une année difficile en 2020 (- 17,5 % pour le chiffre d'affaires), se montre optimiste pour le futur. Il vise un chiffre d'affaires proche de 25 milliards d'euros d'ici 2025, soutenu par la "mobilité durable" et par la croissance de la Chine.

La croissance sera alimentée par les solutions de mobilité durable et par les activités liées à l'hydrogène* comme source d'énergie propre, a fait savoir le directeur général Patrick Koller, à l'occasion d'une journée investisseurs.

Selon le groupe, l'hydrogène sera abordable et produit en grande quantité d'ici 2030 - date à laquelle Faurecia prévoit d'être neutre en carbone. Il représentera même un cinquième de la demande d'énergie mondiale à l'horizon 2050.

*Rappelons à ce propos que Faurecia fournit des réservoirs à Hyundai pour ses camions, va livrer des réservoirs aux utilitaires du groupe PSA et va fournir également les utilitaires de Renault.

vendredi 19 février 2021

Faurecia va fournir des réservoirs à hydrogène pour Renault

C'est une bonne nouvelle pour l'équipementier et le territoire. Renault vient en effet d'annoncer qu'à partir de fin 2021, Faurecia lui fournira des systèmes de stockage à hydrogène pour une première flotte de véhicules utilitaires légers. Ces systèmes seront développés et produits dans son centre d'expertise mondial de Bavans (Doubs). 

Il s'agit d'un site inauguré en octobre dernier pour un budget de 25 millions (dont 4,9 millions d’euros apportés par la région Bourgogne Franche-Comté. 

En fonction des volumes, l'augmentation de la production sera étendue à une nouvelle usine dédiée aux systèmes de stockage d'hydrogène que Faurecia projette de construire en France, à Allenjoie (également dans le Doubs).

"Ce partenariat est une illustration importante de notre vision commune concernant l'expansion de l'utilisation de l'hydrogène comme pierre angulaire de la transition énergétique et de la mobilité zéro émission", commente Mathias Miedreich, vice-président exécutif de Faurecia Clean Mobility.

Ce contrat intervient alors que PSA a déjà retenu Faurecia pour ses utilitaires à hydrogène dont la sortie est prévu cette année. Précisons aussi que l'équipementier collabore avec Hyundai pour ses camions.

Un webinaire sur le bus à hydrogène avec Safa

Les webinaires s'enchaînent pour le Club Hydrogène Bourgogne-Franche-Comté. Il en organise un nouveau le 11 mars de 11h à 12h. 

Il sera dédié à Safra, le seul constructeur français de bus à hydrogène. Avec son Businova H2, conçu, fabriqué et commercialisé dans l'hexagone, cet industriel accompagne les autorités et acteurs en charges de la mobilité. 

Le déploiement de bus à hydrogène comprend l’acquisition du véhicule, la maintenance, le choix de stockage et de production, ainsi que la formation des chauffeurs.

Après 1 an de mise en service, notamment dans les hauts-de-France où des lignes ont été déployées pour le syndicat mixte Artois Gohelle, ce webinaire propose un retour sur l’utilisation de ces véhicules, les consommations, et surtout les perspectives autour de cette technologie.

L'inscription est par ici.

mercredi 17 février 2021

Gaussin et Avions Mauboussin sélectionnés par les fonds de relance auto et aéro

Avions Mauboussin l'annonce dans un communiqué : la société a été retenue dans le cadre du soutien aux investissements de la filière aéronautique de France Relance pour le projet Zéphyr. Celui-ci vise à développer une propulsion hybride à hydrogène pour des aéronefs interurbains et véhicules légers. 

La subvention de l'Etat s'élève à 800 000 euros pour un projet estimé à 1,9 million d'euros.

Avions Mauboussin, qui est implanté à Belfort depuis 2017, développe la première génération d'avions hybrides à hydrogène avec deux programmes : Alérion M1h, un biplace léger et Alcyon M3c, un six-places.

Le gouvernement a publié une nouvelle liste avec 205 nouveaux projets dans l'aéronautique et l'automobile. 

On y retrouve le projet NewLine porté par Gaussin SA, une PME basée à Héricourt (70). Il vise à moderniser les outils de production tout en permettant la diversification des sources d’énergie des véhicules produits pour les secteurs de la logistique et de la manutention. Il permettra notamment de produire en série des véhicules à hydrogène.

Dans la liste précédente, datant du 8 décembre, France Relance avait déjà sélectionné trois autres entreprises du territoire : 

Le projet DCI02, porté par l’entreprise SCHRADER SAS, basée à Pontarlier (25), vise à acquérir des machines à haute précision. Elles seront utilisées pour la production de valves PRV (Pressure Relief Valve) qui équipent les systèmes de climatisation pour les véhicules en développement (véhicules électriques/hydrogène). 

Le projet Accès au Marché de la Mobilité Décarbonée (A2MD), porté par le groupe Streit à Pays-de-Clerval (25) vise à usiner des pièces à destination des moteurs électriques et des piles à hydrogène, deux technologies automobiles d’avenir. 

Le projet de la société SCODER, située à Pirey (25), vise à produire entre autres des pièces de faibles épaisseurs (piles à combustibles).