mercredi 19 mai 2021

Pose de la première pierre de la première station à hydrogène de Dijon

Acte très symbolique : la pose de la première pierre de la station qui sera installée au nord de Dijon a eu lieu ce mercredi. Elle sortira de terre en 2022. 

C'est la première action concrète d'un projet de 100 millions d'euros et qui vise à convertir l'intégralité de parc de véhicules lourds de la métropole à horizon 2030. Dans les faits, ce sont ainsi 44 bennes à ordures et 180 bus qui seront alimentés par un hydrogène vert produit localement, à partir du recyclage des déchets issus de la collecte des ordures ménagères.

"Nous inventons à Dijon un système énergétique territorial au service de la croissance verte inédit en France", se félicite le président PS de Dijon Métropole, François Rebsamen, cité par Les Echos.

Dans quelques jours débutera le chantier de la station hydrogène de Dijon nord. Une seconde station verra également le jour au sud de la ville. Ce projet unique en France est porté par Dijon métropole et ses partenaires, le groupe ROUGEOT et STORENGY. 

Dès 2023, l'hydrogène permettra de réduire les émissions de CO2 de 1726 tonnes par an, soit l’équivalent de 24 millions de kilomètres en voiture dans Dijon. Et en 2026, plus de 4200 tonnes de CO2 par an seront évités, soit l'équivalent d'environ 58 millions de kilomètres en voiture ou encore 4200 allers-retours Paris-New-York.

On parle beaucoup de Dijon et de ses projets dans l'hydrogène ces temps-ci. La métropole bourguignonne vient de lancer un premier appel d'offres groupé avec Angers et Le Mans pour l'achat de bus et de camions-bennes.

La région Bourgogne Franche-Comté était représentée à cette pose de première pierre. Dans le cadre du contrat de plan État Région 2021-2027, la région BFC participe au financement de grands projets de la métropole de Dijon, dont celui sur l'hydrogène.

Etaient présents François Rebsamen, Maire de Dijon et Président de Dijon Métropole, Jean-Claude Lagrange, Vice-Président à la Région Bourgogne-Franche-Comté et Christophe Rougeot, Président de Dijon Métropole Smart Energhy.

La station H2 de Danjoutin opérationnelle en 2023

Selon le site local Le Trois, la station hydrogène prévue pour alimenter les bus à hydrogène* de l'agglo de Belfort doit sortir de terre en 2022 et être mise en service au printemps 2023. Elle sera installée à Danjoutin, juste à côté du dépôt de bus de la régie des transports du Territoire de Belfort (RTTB), qui gère la flotte, au pied des rails de la ligne Belfort-Mulhouse.

Dans une interview, Stéphane Manginot, responsable du pôle mobilités chez Hynamics (filiale d'EDF dédiée à l'hydrogène), fait le point sur le projet. Ainsi, il explique que deux phases de développement sont prévues. 

La première étape consiste à installer un électrolyseur d’une puissance d’1 MW, capable de fabriquer 400 kg d’hydrogène par jour (l'équivalent de la consommation électrique annuelle de 1 000 à 1 500 foyers ). De quoi alimenter les 7 premiers bus hydrogène de la flotte Optymo et répondre aux besoins des industriels locaux, comme Faurecia ou Gaussin. 

Une deuxième étape montera la puissance à 2 MW. Ainsi, dès 2025, 20 bus Optymo devraient pouvoir rouler à l’hydrogène. La station s’étendra alors sur 5 000 m2, en raison des équipements qui seront répartis dans des conteneurs. L'hydrogène sera stocké à basse, moyenne et haute pression.  

"C’est un puzzle que nous devons assembler", résume Stéphane Manginot.

*Ces bus doivent être choisi par le syndicat mixte des transports en commun (SMTC) avant l’été.



mardi 18 mai 2021

Faurecia fait le plein de commandes dans l'hydrogène

L'équipementier automobile en est à plus de de 250 millions d'euros de cumul de ventes dans le secteur de l'hydrogène depuis le début de l’année. 

Tout récemment, il a conclu un contrat avec le constructeur SAIC en Chine. Cette commande intervient quelques mois seulement après sa prise de participation majoritaire dans le capital de CLD, l’un des principaux fabricants chinois de réservoirs d’hydrogène à haute pression.

La commande de SAIC sera vraisemblablement traitée en Chine. Par contre, il va bien y avoir du travail pour le site de Bavans, dans le Doubs. Faurecia et Symbio (sa co-entreprise avec Michelin) équiperont des véhicules utilitaires légers, des bus et des véhicules commerciaux pour Safra et Stellantis avec des piles à combustible ainsi que des systèmes de stockage d’hydrogène. Le groupe équipera également, à partir de cet été et sur une période de quatre ans, environ 1 600 poids lourds Hyundai qui seront livrés en Suisse. 

Rappelons par ailleurs que Faurecia et Renault vont également collaborer sur des systèmes de stockage d'hydrogène pour des véhicules utilitaires légers.

Ces commandes confortent la position sur ce marché de l'industriel qui vise l'objectif de 500 millions d'euros en 2021 pour les solutions zéro émission à hydrogène.

mercredi 12 mai 2021

Inauguration du banc d'essai HYBAN à Belfort

Aujourd'hui, le nouveau banc d'essais de pile à combustible HYBAN a été inauguré à Belfort, dans les locaux de l'UTBM. 

Ce banc d’essai, unique en France en termes de performances et de possibilités de tests, permet de mettre à l'épreuve des piles à combustible d'une puissance maximale de 120 kW. 

Alors que les besoins se font sentir en matière d'hydrogène, en particulier dans le domaine de la mobilité lourde, cet outil va intéresser les industriels - français comme européens - qui veulent adapter la technologie en plus de l'automobile pour les bus, camions, trains, engins de chantier, et même les navires. 

Il permettra aussi de valider des applications stationnaires (groupes de secours, systèmes de stockage d’énergie renouvelable).

A noter qu'un partenariat a été engagé avec Symbio (coentreprise de Faurecia et Michelin) qui a fourni la pile à combustible ayant servi à la mise en service de ce banc d'essai. Son Président, Philippe Rosier, qui était présent à l'inauguration, a d'ailleurs déclaré : HYBAN est le fruit d'une collaboration réussie entre les pouvoirs publics - la région Bourgogne-Franche Comté et la communauté d'agglomération du Grand Belfort - le monde de la recherche et celui de l'industrie. Or, c'est ce type de collaboration dont la filière hydrogène française a besoin pour bâtir sa compétitivité en Europe et dans le monde"

Porté par FCLAB, et labellisé par le Pôle Véhicule du Futur, le projet HYBAN vient compléter les autres équipements déjà opérationnels de la plateforme Hydrogène Energie à Belfort. 

Etaient également présents à l'inauguration : Marie-Guite Dufay, Présidente de la région Bourgogne-Franche-Comté ; le préfet de Belfort, Jean-Marie Girier ; le Président du Grand Belfort, Damien Meslot ; Ghislain Montavon, directeur de l'UTBM.

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vendredi 7 mai 2021

L'Université de BFC fait le point sur les projets et les outils de tests en lien avec l'hydrogène

Dans le cadre d'un dossier sur l'hydrogène, l'Université de Bourgogne-Franche Comté évoque sur son site plusieurs projets emblématiques de la région. Il est question notamment de HyData (utilisation de la pile à combustible pour alimenter en électricité des data centers) à Belfort, de Hycaunais (combinaison du CO2 issu de la méthanisation et de l'énergie éolienne pour produire de l'hydrogène) dans l'Yonne et d'ISTHY (le futur centre d'essai des systèmes de stockage) près de Belfort. 

Le texte fait aussi référence à des acteurs locaux comme Avions Mauboussin (projets de petits appareils à motorisation hydrogène) et H2SYS qui produit des groupes électrogènes à hydrogène. 

Mais il est question avant tout du FEMTO ST et du FC LAB, impliqués dans ces projets. 

L'article cite d'autres réalisations comme la remorque frigorifique (projet ROAD), la pompe à chaleur qui transforme la chaleur des piles en froid à Tahiti (projet RECIF), la modélisation des piles (Typhoon HIL), la plateforme de conception en open source de véhicules hybrides électriques et hydrogène (Virtual FCS). 

Il est aussi fait mention d'outils innovants comme la plateforme de tests Hyban (banc pour les piles de forte puissance) et des outils pour l’évaluation et surtout l’augmentation des performances et de la durée de vie des piles à combustibles et électrolyseurs, pour les applications stationnaire et transport (DurabilitHY).

mardi 4 mai 2021

Dijon, Le Mans et Angers associées pour une commande groupée de bennes à ordures H2

C'est une première en France : trois métropoles ont décidé de se réunir pour faire baisser le coût d'acquisition de bennes à ordures ménagères (BOM) à hydrogène.

Aujourd'hui, le coût d'achat d'une benne H2, suivant les caractéristiques et les constructeurs, évolue entre 550 000 et 850 000 €. Afin de réduire le prix d'achat de ces bennes H2 et de développer leur usage, trois collectivités ont décidé de s’unir dans un groupement d’achat. 

Ainsi, Le Mans Métropole commande 6 bennes à ordures ménagères H2 au rythme de deux par an. Angers Loire Métropole commande 3 bennes à ordures ménagères H2. 

Pour sa part, Dijon Métropole commande 20 bennes à ordures ménagères H2 sur les 5 prochaines années. La collectivité est déjà engagée dans une démarche de mobilité responsable et souhaite se lancer dans la production d'hydrogène vert grâce à l'incinération des déchets ménagers et le photovoltaïque.

L’intérêt du groupement de commandes est double. Il est d’abord d’ordre économique pour permettre une baisse du prix unitaire des véhicules par des économies d'échelle et en permettant d'intéresser des chaines de production. Ensuite, le groupement de commandes est un outil adapté de coordination et d'échanges entre collectivités pour partager des moyens et des expertises dans un domaine innovant qui nécessite une forte spécialisation.

La première livraison doit intervenir début 2023 et bénéficiera des subventions de l'Europe, de l'ADEME et des Régions.

La caisse d'Epargne BFC au chevet de l'hydrogène

Dans un article publié par Infos Dijon, on apprend que la Caisse d’Épargne de Bourgogne-Franche Comté s'investit dans l'énergie. 

Ainsi, elle "se revendique seul acteur bancaire aux côtés de Dijon Métropole Smart Energhy qui ambitionne de produire de l'hydrogène vert". Par ailleurs, "avec un fonds de capital-risque cette fois, la caisse régionale a investi dans le spécialiste du stockage d'hydrogène Mahytec", souligne la Caisse d'Epargne. 

"En tout, 150 millions d'euros de financement seront accordés en 2021", indique la banque.

La Caisse d'Epargne proposera avec d'autres acteurs (Caisse des Dépôts, BPI, BEI...) a un webinaire sur le financement de l'hydrogène, organisé le 25 mai.