lundi 7 décembre 2020

Christophe Grudler se réjouit de la dynamique H2 qui se met en place à Belfort

Alors que l’ensemble des acteurs de la Bourgogne-Franche-Comté se mobilisent sur le développement de la filière H2 en région, et notamment sur le Nord FC, le député européen Christophe Grudler (MoDem) prend la parole. Sur son blog, il a commenté les annonces récentes du maire de Belfort, Damien Meslot (voir notre post du 4 décembre). 

"Je me réjouis de constater (...) que le Grand Belfort se place totalement dans la dynamique de l’Etat français et de l’Union européenne pour le développement de l’hydrogène et des énergies décarbonées, et des emplois qui vont avec", écrit-il. "Je pense notamment qu’il appartient au groupe Alstom de décider à quel moment il souhaitera communiquer sur ce beau projet d’investissement dans les locos de fret à hydrogène, et hybrides, sur son site de Belfort", poursuit-il.

Dans les colonnes de l'Est Républicain, l'élu de Belfort s'était déjà exprimé un peu plus tôt sur l'hydrogène. En tant que membre de la commission industrie, recherche et énergie du Parlement européen, il  commentait la nouvelle stratégie industrielle de l’Union européenne, valable pour la période entre 2021 et 2027. Il annonçait "1500 milliards d’euros d’investissement en six ans" pour l'hydrogène. M. Grudler avançait même des chiffres pour Belfort. C'est toutefois la région qui est à la manoeuvre sur ces aspects. Et elle dialogue avec les industriels concernés.

Toujours sur son blog, le député européen évoque ensuite le dossier GE. "La réunion imminente entre l’Etat et la direction de Général Electric pour le suivi des engagements pris en 2014 sera révélateur de l’état d’esprit de GE. Je suis certain que l’Etat saura, le cas échéant, y opposer une ferme détermination", écrit-il. A ce propos, le comité Maugis*, qui gère la pénalité de 50 millions d’euros versée par GE, s'est réuni le 1 décembre. Selon le site Le Trois, il a étudié une vingtaine de dossiers. Les premiers d'entre eux, avec "une tonalité très nord Franche-Comté et une teinte importante autour de l’hydrogène" pourraient être connus en janvier.

*Le comité Maugis rassemble notamment Guy Maugis, ex-PDG de Bosch France ; Hugh Bailey, directeur général de GE France ; Damien Meslot, maire de Belfort ; Marie-Guite Dufay, présidente de la région Bourgogne-Franche-Comté ; le préfet du Territoire de Belfort, Jean-Marie Girier.

vendredi 4 décembre 2020

Des activités en lien avec l'hydrogène en projet sur Belfort

Si l'on en croit un article de l'Est républicain, deux implantations industrielles concernent le Territoire de Belfort. 

La première est liée au ferroviaire, puisqu'il s'agirait de la future locomotive de fret à hydrogène d’Alstom. Déjà appliquée sur des trains de voyageurs, en Allemagne et en Autriche, la technologie serait étendue au transport de marchandises. C'est une alternative au Diesel sur les lignes non électrifiées.

Le journal fait état d'un budget de 45 millions d’€, fourni par l’État, la Région BFC, Alstom et le Grand Belfort. Et de citer Damien Meslot, président du Grand Belfort, qui a évoqué, récemment un "dossier quasiment bouclé".

L’élu a aussi confirmé l’intérêt pour le Territoire de Belfort de la société française McPhy, spécialiste des électrolyseurs. Elle souhaite implanter une usine. Toutefois, deux autres sites sont en balance, dans les Hauts de France et en Région Auvergne-Rhône-Alpes.

lundi 30 novembre 2020

Une alliance entre Gaussin et Plug Power dans les véhicules spéciaux à hydrogène

Spécialiste de la logistique et de la manutention, l'entreprise Gaussin accélère dans la décarbonation du transport. Elle a décidé de s'associer à Plug Power, l'un des leaders mondiaux de la pile à combustible. 

Leur intention est de mettre sur le marché une gamme de véhicules de transport Gaussin - des tracteurs pour terminaux aux véhicules autonomes - motorisés par la solution ProGen. De plus, ces solutions intégrées utiliseront de l'hydrogène vert.

Plug Power produira cet hydrogène grâce à sa gamme d'électrolyseurs de type PEM.

Plug Power et Gaussin cibleront de nouveaux marchés pour l’hydrogène, notamment les centres logistiques, les ports maritimes et les aéroports en Europe, aux États-Unis et à travers le monde. Les premiers véhicules devraient être disponibles sur le marché au début de l'année 2021.

Gaussin, un pionnier des véhicules logistiques à hydrogène, dispose de plus de deux décennies d'expérience dans le déploiement de véhicules sans émissions en Europe, au Moyen-Orient et en Asie dans les centres logistiques, les ports maritimes et les aéroports. 

Quant à Plug Power, il propose une gamme de piles à combustible de 30 à 125 kW pour les parcs de véhicules lourds et les véhicules routiers. Les moteurs modulaires à pile à combustible ProGen s’échelonnent entre 30 à 125 kW.

vendredi 27 novembre 2020

Vaison Sport prépare un buggy H2 pour le Dakar

C'est par une publication sur Facebook que le pilote Cyril Desprès a officialisé la nouvelle. Celui qui a remporté 5 fois le Dakar en moto, et qui roule désormais en auto, veut s'engager en 2023 au volant d'un buggy à hydrogène. Il le fera avec l'explorateur Mike Horn qui partage la même vidéo.
 
Les deux hommes, qui ont déjà roulé ensemble au Dakar en début d'année, se disent concernés par l'évolution du climat. Ils entendent écrire une nouvelle page du sport automobile en le rendant plus responsable.

Le projet auquel ils font référence dans la vidéo a pour nom GEN-Z. C'est un projet de buggy équipé d’une pile à combustible alimentée en hydrogène, et qui a été labellisé par le Pôle Véhicule du Futur cette année. Le projet est mené par Vaison Sport, un adhérent du Pôle et du Club H2 BFC. Il associe également les chercheurs du CEA.


mardi 24 novembre 2020

Mauboussin fait le point sur ses futurs avions à hydrogène

La mythique marque des années 30 est relancée par un industriel basé à Belfort depuis 2017. Le souhait est de développer la première génération d'avions hybrides à hydrogène.

Le premier-né de la gamme est l'Alérion M1h. Conçu avec l'Université de Technologie de Belfort-Montbéliard (UTBM) et des industriels, c'est un biplace léger à ailes basses, destiné au marché des pilotes-propriétaires et de la mobilité à la demande.

La motorisation sera dans un premier temps hybride (électrique/thermique), avec une puissance totale de 80 kW (environ 110 ch). Elle permettra un décollage et un atterrissage courts en mode électrique, tandis que la croisière s'effectuera en propulsion thermique (250 km/h) avec une autonomie de plusieurs centaines de kilomètres. Mauboussin affirme que ce biplace pourra relier Belfort à Toulouse en 2h30.

Dans un second temps, une turbine alimentée à l'hydrogène permettra de faire fonctionner le moteur électrique, et ainsi supprimer totalement les émissions polluantes et le recours aux énergies fossiles.

Le premier vol est envisagé pour 2022 en version hybride et pour 2024 en version hydrogène. La commercialisation est prévue fin 2024.

Mais la suite se prépare déjà. Le constructeur vient en effet de révéler l'Alcyon M3c, un avion régional à décollage et atterrissage courts (notre photo). Cet avion une capacité de cinq passagers et reprendra les mêmes motorisations (hybride puis hydrogène) que l'Alerion.

L'Alcyon M3c aura une autonomie de 1500 km et atteindra une vitesse de croisière de 370 km/h. La certification et la commercialisation sont envisagées à l'horizon 2026.

vendredi 20 novembre 2020

Le nouveau préfet de Belfort parle d'hydrogène

Jean-Marie-Girier, le nouveau préfet du Territoire de Belfort, a accordé une interview au site d'information Le Trois. un entretien sur les enjeux du déploiement de l’hydrogène-énergie dans le territoire.

Il rappelle en préambule "qu’il y a une ambition forte du gouvernement sur l’hydrogène" et "que beaucoup de territoires se réveillent et se révèlent être de grands territoires d’hydrogène". 

Ce qui fait la spécificité du nord Franche-Comté ? "Nous avons une recherche académique de haut niveau, une expertise industrielle, des compétences, des formations, des projets – mais cela ne fait pas tout –, une mobilisation politique et aussi un positionnement géographique aux portes de l’Allemagne. Et nous voyons que c’est le couple franco-allemand qui va porter l’hydrogène dans les temps à venir", poursuit le préfet. 

M. Girier évoque ensuite le soutien de l'Etat à travers les appels à projets : "Pour développer une filière, il faut d’abord des usages. Ensuite, il faut des modalités industrielles. Ce n’est pas l’un ou l’autre. C’est l’un et l’autre. C’est la loi de l’offre et de la demande. Il faut qu’il y ait des bus qui roulent avec de l’hydrogène, il faut qu’il y ait des immeubles qui se chauffent à l’hydrogène si nous voulons avoir des entreprises, des fabricants et des industries qui soient des producteurs de l’ensemble de ces matériaux. C’est un peu l’idée de ce « en même temps » que l’on a dans ces deux appels à projets". 

Et le préfet de préciser : "D’un côté, nous avons « écosystème territoriaux hydrogène » et de l’autre côté « briques technologiques et démonstrateurs ». Nous avons d’une part celui qui va accélérer les usages et d’autre part celui qui va accompagner l’outil industriel."

On apprend à la lecture de l'article que le dossier est suivi de près. "À la préfecture, tous les quinze jours, nous avons un comité de suivi du projet hydrogène où nous avons autour de la table les collectivités locales – le Grand Belfort, la Région –, l’Ademe, la Banque publique d’investissements (BPI), la Banque des Territoires", complète Jean-Marie Girier.

mardi 17 novembre 2020

ISTHY va entrer dans le concret

C’est l’un des projets les plus emblématiques de la région Bourgogne Franche Comté. Il vient de franchir une étape capitale, car le permis de construire du futur centre d’essais et de certifications des systèmes de stockage hydrogène (ISTHY) a été délivré le 27 octobre par la mairie de Fontaine (Territoire de Belfort). 

Les travaux débuteront au cours du 1er semestre 2021.

Sur 2 000 m2, ce site unique en France se destine aux constructeurs et aux équipementiers de l’automobile. "Nous nous appuierons sur des référentiels mondiaux pour réaliser les tests des réservoirs de façon indépendante", précise Michel Romand, directeur de l’innovation chez Rougeot Energie et responsable du projet ISTHY. Actuellement, il n'y a que huit centres dans le monde capables d'évaluer les capacités de ces réservoirs en carbone bobinés contenant de l’hydrogène sous haute pression. 

"C’est un équipement nécessaire pour le pays afin d’assurer une certaine indépendance du contrôle et éviter à nos constructeurs et équipementiers des délais d’attente allant jusqu’à un an", assure M. Romand.

Une vingtaine de personnes devrait travailler sur cette plateforme à partir de 2023.